Guillaume Boccas passe à la vitesse supérieure

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L’homme, ici cette semaine à Nouméa, parle aussi posément qu’il accélère brutalement une fois les premières attaques lancées.

Raid. Le coureur de 27 ans, habitué des podiums depuis trois ans, se confrontera pour la première fois, demain, aux 40 kilomètres du Trail des Cagous, dans un parc de la Rivière bleue humide mais praticable. Il sera l’un des outsiders.

Avec le sourire, il était le premier à passer la ligne d’arrivée de la 21e édition du raid de Nataiwatch, à l’île des Pins, en octobre. Mais Guillaume Boccas a grimpé sur d’autres podiums en 2017 : 3e aux Oceania, 2e en équipe à la Transcalédonienne ou encore 2e au classement général des raids du Nord…

Cette saison, le sportif passe l’étape supérieure en participant aux épreuves de 40 kilomètres. Après s’être échauffé avec les 12 kilomètres de la Sunset trail le 24 février, il sera au départ du Trail des Cagous, demain, dans le Sud.

« Peu importe le classement, je veux surtout profiter d’une belle bataille avec les concurrents et prendre du plaisir », avance humblement Guillaume.

Il sort du parcours et trouve l’amour

Vitesses et côtes la semaine, sorties longues le week-end, le traileur dit s’entraîner dans un but : courir dans une nature épatante. Avec celle qui partage sa vie. Axelle Nardoux, l’une des meilleures traileuses du Caillou, Guillaume l’a rencontrée en 2015 lors de son premier raid à Hienghène.

« Je me suis perdu sur le parcours et on s’est retrouvés à courir un moment ensemble. »

Depuis trois ans, ils s’entraînent et cavalent à deux. Ils ont notamment passé un an dans les Pyrénées, pour que Guillaume, ingénieur à la SLN, finisse ses études. Là-bas, ils se sont frottés à davantage de concurrence, et de relief, avec par exemple 2 800 mètres de dénivelé lors de la course Luchon-Aneto, où Guillaume Boccas a terminé 27e.

Son plus beau souvenir ? Les 310 kilomètres de course au Népal, en novembre, jusqu’au camp de base de l’Everest.

Une leçon d’humilité. « On était super équipés, à côté de nous les gens couraient pieds nus ou en sandales, à des altitudes extrêmes… »

En mai à Moorea

Son équipement, le traileur l’a préparé pour demain matin. Avec son camelback, ses gels énergétiques, son sifflet, sa couverture de survie et sa lampe frontale, il sera au départ à 5 heures, à la Rivière bleue, pour son premier grand rendez-vous de l’année.

Puis il s’envolera pour la Polynésie participer au trail XTerra de Moorea, en mai. Il y aura ensuite la Transcalédonienne, sur deux jours et en équipe, début juillet. L’année dernière, il avait remporté l’épreuve aux côtés d’Axelle Nardoux et de Christophe Castille. Une course collective qui l’a marqué, se souvenant avoir été « poussé dans ses retranchements ».

Et les ultra-trails, dans tout ça ? Pas pour l’instant. Chaque chose en son temps pour le coureur, qui se réjouit déjà de se confronter à d’autres sur les parcours de 40 kilomètres escarpés de Calédonie.

Repères

Quatre parcours

Au menu de la 8e édition du Trail des Cagous, quatre parcours : le trail SFAC de 40 kilomètres (départ à 5 heures), le trail Licorne sports de 22 kilomètres (départ à 7 h 30), le cross La cabosse d’or sur 5 kilomètres (départ à 8 heures) et la randonnée Milo sur 7 ou 12 kilomètres (départ entre 8 et 9 heures).

Doublé pour Plaire ?

L’an dernier, Antoine Planes avait remporté l’épreuve de 40 kilomètres en 5 h 21. Chez les femmes, c’est Angélique Plaire qui s’était imposée en 6 h 01. Cette année, les grands favoris sont Ludovic Lanceleur, absent en 2017, Christophe Loubriat et Franck Santos. Côté féminines, Angélique Plaire tentera de garder son titre face à Leslie Nowicki.


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