Lanceleur, Nowicki et Santos survolent la Transcal dans le Grand Sud

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Le trio Lanceleur, Nowicki et Santos n’ont pas trahi leur statut de grand favori de l’épreuve. C.R.

TRAIL. Grande favorite, l’équipe Niuhiti Promotion emporte largement la Transcal Mobil, mais la bataille a été serrée chez ses poursuivants, sur un parcours exigeant au cœur du parc de la Rivière Bleue.

Plus long, plus technique, plus glissant aussi… Les organisateurs avaient prévenu : le tracé de cette édition 2018 serait corsé. En tout cas plus que l’an dernier. Après le domaine de Déva, c’était la Rivière Bleue, autre terrain de jeu bien connu des coureurs, que la compétition proposait de rééxplorer ce week-end. 31,9 km le samedi, 25 le dimanche, plus de 2 600 mètres de dénivelé cumulé pour la Transcal Mobil, qui s’est souvent éloigné des pistes classiques du parc provincial, s’enfonçant dans la forêt le premier jour, sautant de crêtes en crêtes au travers du dense maquis minier le second… « On a fait en sorte d’offrir de l’inédit aux coureurs et je crois qu’ils ont su en profiter à fond, se félicite Paul Antoine Grangeon, président de l’association. Je crois qu’on a ce qu’on voulait : une Transcal ouverte à tous, mais avec des équipes de très bon niveau qui ont pu se donner à fond ».

A fond comme l’équipe Niuhiti Promotion qui termine les deux journées en tête et remporte l’épreuve reine, la Transcal Mobile en équipes mixtes, avec une avance cumulée de plus de 30 minutes sur leurs poursuivants. A entendre le trio Leslie Nowicki, Ludovic Lanceleur et Franck Santos tout – ou presque – s’est passé comme prévu, malgré les averses de la deuxième journée. « Ça faisait longtemps qu’on voulait courir ensemble, on se croise souvent et on sait qu’on s’entend bien. Alors, c’était un réel plaisir », confie Franck Santos qui signe, après quatre deuxième place dans la compétition, une première victoire.

Belle bataille pour la deuxième place

« C’était un très joli parcours, mais assez technique par moments, surtout dimanche avec des cailloux, qui sollicitent beaucoup les chevilles, et des endroits où il fallait se faufiler dans la végétation », ajoute Leslie Nowicki qui cumule désormais quatre victoires. Dont deux avec Ludovic Lanceleur, cinq étoiles à son palmarès Transcal. « Ça fait vraiment plaisir parce que c’est une course unique, salue le coureur, victime d’une « panne sèche » en fin de journée samedi. Personne n’est à l’abri de ça, même si on est confiant, on ne le perd pas de vue ».

Si la domination des vainqueurs était établie dès samedi soir (-23 minutes sur les seconds), la course pour les deux autres marches du podium a été des plus relevées… Angélique Plaire, Yohan Samanich et David Nenci, de la Team Endurance shop la remportent non sans douleur, mais en souriant, saluant « une super compétition » avec la Team Tam 1 (Christophe Castille, Guilaume Boccas, Axelle Nardoux), qui finit en deuxième position dimanche et troisième au global. « On s’est dépassé toute la journée, on a essayé de combler le retard de samedi, mais les autres étaient là, commente Guillaume Boccas.

C’est une course où il a vraiment fallu s’accrocher ». Bonne nouvelle du côté de la tente pharmacie : aucune « grosse blessure » n’est à déplorer. La tente de massage, elle n’a pas désempli.

1400 participants, un record en 27 éditions

Si 2017 était l’année de la renaissance pour la Transcal, 2018 est celle de la confirmation. Itinéraires plus courts, plus accessibles depuis Nouméa et ouverts aux différents niveaux… Même si elle peut compter sur beaucoup de bénévoles « historiques », la course, créée en 1991, a changé de recette. « Et elle fonctionne : on a eu près de 1 400 participants, un record, sans compter les centaines d’accompagnateurs, les tribus et les associations qui ont fait vivre le village », pointe Paul Antoine Grangeon, président de l’association organisatrice.

Trans Découverte sur un jour, Trans Cool sur 12,5 km, Trans Junior, Trans Santé, gratuite et couru en famille ou en fauteuil roulant… Le nouveau slogan, « à chacun sa Transcal », est poussé à son maximum avec comme objectif de « parler santé avec le plus grand nombre ». « C’est l’objet même de cet événement. Il y a un problème d’obésité dans ce pays, et beaucoup d’autres problèmes qui peuvent se résoudre entre autres par la pratique sportive et une alimentation plus saine », reprend le président.

Pendant les courses ou au village, où se croisent diverses associations en mission de sensibilisation, l’eau plate, gazeuse ou aromatisée et la seule boisson disponible.

Un frein en termes de partenariat, les boissons sucrées étant friandes de visibilité. Un gain en termes de cohérence.

6 h 49

C’est le temps cumulé de l’équipe vainqueur : 3 h 36 sur la première journée (32 km) et 3 h 13 ce dimanche (25 km). Ils devancent les seconds de plus de 30 minutes.

Repères

La prochaine en 2019 ou en 2020 ?

Certes, du village aux points de contrôle en passant par les tentes de massage ou d’infirmerie, la Transcal rassemble plus de 150 bénévoles. « Mais le noyau dur de l’association, qui travaille à l’année sur l’organisation, c’est une dizaine de personnes, pointe Paul Antoine Grangeon. Et c’est un boulot de fou ». Combien de semaines de repos avant de se remettre la tête dans les partenariats, les autorisations, les tracés et les budgets ? « On ne sait pas trop, reprend le président. On va se reposer et après on va discuter, pour savoir si on garde une Transcal annuelle ou si on l’organise tous les deux ans comme d’autres grandes compétitions ».

Fabruros Family dans la Trans Cool

L’équipe de Christelle Brunelet, John Favan et Enzo Rosolen remporte la Trans Cool Optic 2 000 en 1 heure 31 minutes. Kévin Bormann, Jérôme Carrier et Damien Boelaert, des Sabres, se classent premiers chez les hommes, et les Tortues Volantes de Virginie Scotto, Nathalie Lebas et Elise Reynard l’emportent chez les femmes. Retrouvez les résultats de toutes les catégories dans une prochaine édition.

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