LNC du 01/10/2015 : TRAIL. J-3 AVANT LA 21ème GIGAWATT

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UNE COURSE ÉLECTRIQUE

 

C’est l’un des trails les plus populaires du Caillou qui se déroule dimanche autour du barrage de Yaté. Nordine Benfodda, le vainqueur de l’an passé, et Oswald Cochereau, son dauphin, reviennent sur les particularités de cette course pas comme les autres.

Oswald Cochereau, presque imbattable cette année, est le favori logique de la Gigawatt 2015.

Oswald Cochereau, presque imbattable cette année, est le favori logique de la Gigawatt 2015.
Photo Archives Lnc

Emporté par son élan, Nordine Benfodda finit à plat ventre sur la latérite rouge de Yaté. C’est le souvenir que l’expérimenté traileur garde de sa Gigawatt de 2006. Paradoxal de voir que l’un des meilleurs coureurs du Caillou peut lui aussi peiner sur une course réputée familiale et grand public. Une course qui devrait encore drainer un millier de concurrents dimanche prochain à Yaté.

Mais c’est que la Gigawatt, qui en est déjà à sa 21e édition, cache bien son jeu. « On n’arrive pas en forme à la fin des trente kilomètres », estime ainsi Nordine Benfodda, vainqueur de l’épreuve la saison dernière. Une litote qui cache un parcours exigeant et surtout un peu traître aux yeux d’Oswald Cochereau, deuxième en 2014 et favori de l’épreuve cette année. « Le parcours plutôt plat est très roulant sur les dix premiers kilomètres, note-t-il. Il faut savoir maîtriser son rythme pour ne pas partir trop vite. Parce que les difficultés, qui sont réelles, arrivent en deuxième partie de course. » Et par difficulté, le vainqueur du Grand Prix des raids du Nord parle bien sûr des trois « murs » de dénivelé de 300 et 400 mètres qui viennent couper les jambes des coureurs en fin de parcours.

 

Chaleur. Raid populaire mais suffisamment exigeant pour figurer en bonne place sur le palmarès d’un traileur d’élite, la Gigawatt se différencie aussi des autres épreuves par ses conditions climatiques. « Le parcours n’est presque pas ombragé, détaille Oswald Cochereau, ce qui n’est pas le cas de la plupart des autres courses en Calédonie. Et comme on approche de l’été, il peut commencer à faire très chaud. C’est un vrai facteur à prendre en compte. »

Si la chaleur est importante, la pluie peut également jouer son rôle sur le parcours. Et le rendre particulièrement technique. « La terre rouge mouillée du Sud est difficile à maîtriser, reprend Oswald Cochereau. Il faut du bon matériel pour y arriver. Mais ceux qui osent prendre des risques dans ces conditions peuvent créer la surprise. »

 

Duo. Au-delà de ces conditions bien spécifiques, c’est la course en duo qui fait tout le sel de la Gigawatt. « C’est vraiment particulier de courir comme ça, lance Nordine Benfodda. La communication devient très importante si on veut être performant. Il faut savoir dire la vérité à son partenaire. Il ne faut pas essayer de forcer, ni se mettre dans le rouge pour suivre l’allure de l’autre. » Si un raid couru en binôme peut être motivant, il réserve aussi parfois de mauvaises surprises. Comme celle qu’a connue Oswald Cochereau deuxième de la course l’an passé. « Sébastien Guesdon, mon partenaire était très en forme. Mais moi j’ai eu un problème de santé ce jour-là. Je n’ai pas pu donner mon maximum et je l’ai retardé sur la course. »

Le traileur, qui a remporté treize des quinze courses sur lesquelles il s’est aligné en 2015, veut prendre sa revanche cette année. « C’est quasiment ma dernière course. Je veux finir sur une victoire parce que je ne pense pas que je pourrais jamais avoir une aussi bonne année en termes de résultats. Pour moi la Gigawatt ce sera comme la cerise sur le gâteau cette année. »

Aligné avec Christophe Castille dimanche, un boulevard s’ouvre à lui pour la victoire. D’autant qu’un de ses plus grands rivaux potentiels…Nordine Benfodda, qui ne s’est engagé que sur le petit parcours de 10 kilomètres ne pourra pas cette fois venir lui couper l’herbe sous le pied.

 

Une course pour trois distances

Il n’y a qu’un seul tracé pour le parcours de la Gigawatt dimanche à partir de 8h. Mais les concurrents, qui partent du barrage de Yaté, ont la possibilité de s’aligner sur trois courses différentes en fonction de leur niveau. La première, longue de dix kilomètres, ne présente pas de difficultés particulières. Nordine Benfodda, le gagnant de l’an dernier en 30 kilomètres, va y participer et courir avec des jeunes dans le cadre de ses fonctions d’éducateur sportif de la ville de Nouméa. Les deux autres distances possibles sont le 20 kilomètres et, pour les plus costauds, le 30 kilomètres. C’est sur cette course que l’on retrouvera

Oswald Cochereau, Christophe Castille et Mélanie Boudier.

François Benito

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