LNC du 03/07/2015 : Trail. Transcal 2015

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Parés pour la victoire

 

Grands favoris à leur propre succession, Oswald Cochereau et ses coéquipiers, Sébastien Guesdon et Leslie Nowicki, se sont donné les moyens de conserver leur couronne. Autopsie des raisons qui devraient leur permettre d’y arriver dimanche.

Au sein d’une équipe très homogène, Oswald Cochereau, Sébastien Guesdon et Leslie Nowicki (de gauche à droite) vont gérer leur effort lors de la première journée pour être plus performants sur la fin de la course.

Au sein d’une équipe très homogène, Oswald Cochereau, Sébastien Guesdon et Leslie Nowicki (de gauche à droite) vont gérer leur effort lors de la première journée pour être plus performants sur la fin de la course.

Photo D. R.

Une bonne connaissance de ses équipiers

La Transcal est une course d’équipe. Et contrairement à la plupart des autres trails du Caillou, où l’effort est avant tout solitaire, ici les coureurs doivent s’adapter au rythme de leurs partenaires, pour être le plus performant possible. Une connaissance de l’autre que le trio Oswald Cochereau, Sébastien Guesdon et Leslie Nowicki, a travaillé lors de sorties en montagne pour tenter de remporter la prochaine édition de la Transcal. « On s’est préparés en allant courir sur un week-end entier, sur des durées assez longues, parfois de cinq à six heures, pour reproduire les mêmes conditions qu’à la Transcal et pour qu’on puisse bien tous se comprendre au moment de la course », note Oswald Cochereau. Car si ce dernier et Sébastien Guesdon, qui ont déjà deux Transcals en tant que partenaires à leur actif, « se connaissent sur le bout des doigts », selon Guesdon, ce n’est pas le cas avec Leslie Nowicki qui les a rejoints il y a quatre mois. Une nouvelle partenaire qui a davantage un profil de grimpeuse que Caroline Favier, absente pour raisons professionnelles, qu’elle remplace cette année.

 

 

■  Une solidarité de tous les instants

Sur un trail long de 65 kilomètres, ce qui est le cas de l’édition 2015, les coureurs peuvent passer par tous les états physiques et émotionnels. Pour y remédier, les favoris, à l’image des autres équipes, prônent la motivation collective et la solidarité. « On s’entraide par des paroles, des conseils, explique Leslie Nowicki. On ne se met pas de coups de pression entre nous, au contraire. Et, quand on court à trois, l’épreuve semble plus facile. » Soudés, les tenants du titre ne vont pas non plus hésiter à se transcender pour remporter la course. « Avancer avec Oswald, qui va plus vite que nous, c’est parfois difficile mais ça permet de se surpasser », confirme Sébastien Guesdon. Une cohésion qui pourrait permettre au team de conserver sa couronne cette année.

 

 

■  Une tactique bien rôdée

Elément essentiel pour remporter la victoire, une bonne connaissance de la tactique à adopter en fonction des aléas de la course. Et c’est là qu’intervient l’expérimenté Oswald Cochereau, prêt à assumer son rôle de leader. « J’organise les allures, affirme-t-il. Comme je cours beaucoup dans la connaissance des distances, je pense qu’il ne sert à rien de partir très vite dès le début et de faire la course en tête. » La différence avec les autres équipes d’envergure, comme celle de Ludovic Lanceleur, pourrait justement s’établir sur cette bonne gestion des attaques et des relances durant la compétition. Dans la même logique, l’équipe ne veut pas tout donner lors de de la première journée afin de se préserver pour les derniers kilomètres décisifs de l’épreuve. « Ça ne sert à rien de se faire trop mal d’entrée, lance Leslie Nowicki. La Transcal se court et se gagne sur deux journées. » Une leçon qui semble avoir bien été assimilée par le trio de vainqueurs potentiels.

 

 

■  Du tractage pour garder le rythme

Dans la course de samedi, les trois équipiers ne vont pas juste s’entraider moralement. Ils vont également se prêter main-forte physiquement via le système de tractage. Grâce à des cordes, qui peuvent s’accrocher à la taille de chacun par un harnais, les trois partenaires peuvent impulser un nouvel élan à l’un des leurs qui serait fatigué. « Dans les montées les plus raides, je suis censé tracter et mener le train, pose Oswald Cochereau. Ca permet de soulager ceux qui en auraient besoin. Sur le plat, Sébastien peut ensuite prendre le relais. » Avec cette technique, utilisée par plusieurs grosses écuries sur la course, la bande à Cochereau est capable de maintenir un tempo élevé sur la majeure partie de la course. Et surtout de rester dans le rythme pour franchir en tête la ligne d’arrivée, son objectif ultime dimanche.

 

Les bâtons : l’arme secrète

Pour mettre toutes les chances de son côté, l’équipe d’Oswald Cochereau va utiliser des bâtons sur la Transcal 2015. Un instrument très utile pour les aider à remporter la victoire selon l’un des meilleurs traileurs du Caillou. « C’est un vrai plus. Les bâtons c’est comme un quatrième homme dans l’équipe. Ils sont notamment pratiques pour être plus stables et être capables de bien tracter ses partenaires en montée. » Ayant déjà utilisé ces bâtons, le dernier vainqueur de l’ultratrail des Cagous pense qu’ils auront leur rôle à jouer pour la victoire finale. « J’ai un peu lancé la mode, mais je pense que beaucoup d’autres équipes devraient en utiliser cette année. C’est un super-outil, qui permet d’alléger le travail musculaire de 40 %, mais il faut pouvoir parvenir à le gérer. » Dimanche, une fois la course achevée, il sera temps de dresser l’impact de cette nouveauté sur le résultat de la course.

 

 

François Benito

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