LNC du 03/10/2016 : La Gigawatt sous une chaleur accablante

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Trail. Hier, le soleil de plomb a rendu la 22e édition de la Gigawatt encore plus difficile que les autres. Malgré la chaleur, environ 1 300 participants ont fait le déplacement jusqu’à la terre rouge de Yaté.
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Seuls en tête

Le barrage de Yaté a été foulé par de nombreux passionnés de course à pied, hier. Si les uns étaient uniquement là pour la promenade, d’autres cherchaient la performance.

Chez les cadors, la course a démarré à une allure rapide d’environ 15 km/h. Dès le départ, Ludovic Lanceleur et Mickaël Leclerq sont au coude-à-coude avec Christophe Castille et Cédric Oblet. « Cédric a mis un gros coup d’accélérateur dès le début. On a décidé de le suivre, mais il a fini par faire craquer son partenaire », explique Lanceleur. Au bout de 10 kilomètres, Ludovic et Mickaël ont déjà bien distancé le reste des coureurs et ils finissent leur trail de 30 kilomètres en 2 h 38’31, soit cinq minutes devant les deuxièmes, Damien Boutellier et Franck Santos. En troisième position, Thomas Testet et Yohan Samanich terminent la course en 2 h 48’33. En mixte, c’est Véronique Chamberland et Arnaud Hirigoyen qui finissent premiers (5e toutes catégories confondues) en 3 h 04’26. Alors que chez les femmes, les athlètes Angélique Plaire et Audrey Guyot ont dominé leur épreuve et terminent près d’un quart d’heure devant le deuxième duo féminin. « On a été devant tout le long. Derrière, on avait de bonnes traileuses, avec de l’expérience. Au bout de 10 kilomètres on avait deux ou trois minutes d’avance, mais ce n’était pas assez, explique Angélique. Si on voulait se reposer à un moment, il fallait creuser l’écart, c’est ce qu’on a fait dans les montées. »

 

Chaleur intense

« Il fait souvent chaud, mais là, il faisait vraiment très chaud », fait part Véronique Chamberland, qui a couru hier sa 6e édition. Le record de la Gigawatt la plus chaude a été battu hier. Il faisait près de 30 degrés et le vent était absent. Des conditions difficiles pour les coureurs et coureuses de cette 22e édition.

« On a souffert de la chaleur, il n’y a pas d’arbres pour se protéger sur le parcours, alors il faut bien boire, raconte Ludovic Lanceleur. Tu ne peux pas te mettre dans le rouge, sinon tu exploses. » Un point, qui, selon l’organisateur Patrick Ventura, explique les chronomètres plus élevés que d’habitude, puisque le parcours est resté le même que les années précédentes.

 

Un travail d’équipe

Si courir est un sport individuel, toute la difficulté de la Gigawatt réside dans la création d’un binôme efficace.

« Il faut être au même niveau le même jour et courir à la même vitesse, ce n’est pas évident », reprend Patrick Ventura. Pour Angélique Plaire, le choix est aussi une affaire de relation :

« Oui il faut choisir son partenaire en fonction des résultats, mais l’amitié est importante aussi. Ça sert à rien d’avoir des perfs si on ne s’entend pas. »

Un bon binôme est aussi un duo qui est complémentaire. Dans un parcours où le rythme est souvent cassé par un parcours très changeant, pouvoir s’entraider dans les moments difficiles permet d’améliorer la performance. « Et ça fait toujours de bons souvenirs en commun », estime Véronique Chamberland.

 

 

Principaux résultats

30 kilomètres

Hommes

1. Lanceleur/Leclerq02:38:31
2. Boutellier/Santos02:45:31
3. Samanich/Testet02:48:33

Mixte

1. Chamberland/Hirigoyen 03:04:26
2. Boccas/Nardoux 03:06:14
3. Loubriat/Ecoiffier03:20:49

Femmes

1. Guyot/Plaire 03:26:42
2. Cailleau/Le Flecher03:40:07
3. Danes/Viel03:56:15

 

20 kilomètres

Hommes

1. Lopez/Maroquin01:56:30
2. Tantot/Roucoules 01:56:56
3. Robert/Malatre02:02:33

Mixte

1. Grassin/Kihm 02:10:17
2. Furcy/Guignet 02:13:41
3. Guesdon/Guesdon02:15:44

Femmes

1. Favier/Dugua 02:29:10
2.Razamatsara/Cardona02:38:39
3. Prevost/Gilquin03:04:22

 

10 kilomètres

Hommes

1.Denis/Tardivon 00:46:22

Mixte

1. Pebellier/Robin00:56:23

Femmes

1.Leborgne/Guezemmec01:01:3

 

Qu’avez-vous pensé de… cette 22e édition de la Gigawatt ?

 

Ludovic Lanceleur, premier du 30 km chez les hommes

« Super, je suis très content de gagner. C’est difficile de trouver un binôme de ton niveau et là ça s’est bien passé, on a été réguliers tout le temps. Après, on ne profite pas trop des beaux paysages, on a plutôt la tête deux mètres devant nous. C’est une des plus belles courses de la saison, mais elle arrive vers la fin, du coup je ne la fais pas souvent. La saison est longue et l’organisme fatigué. »

 

Véronique Chamberland, gagnante du 30 km en mixte

« Avec Arnaud (Hirigoyen, NDLR) on se voit aux courses depuis quelques années, mais c’est la première fois qu’on court ensemble. On a été complémentaires, je n’étais pas super en forme et il me tirait quand il fallait. J’aime bien courir en mixte, ça change, puis la notion de travail d’équipe rentre en compte. Tu te mets plus la pression, tu veux bien performer. »

 

Patrick Ventura, organisateur de l’événement

« Ça fait vingt-deux ans que j’organise l’événement et je n’ai pas souvenir d’une année où il a fait aussi chaud. Mais heureusement tout s’est bien passé, ça a été une belle course. Peut-être un peu plus de coups de chaud et d’hypoglycémie que d’habitude, mais rien d’extraordinaire. En tout cas, tout le monde s’est plaint de la chaleur et les gens ont mis plus de temps à faire les parcours. »

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