LNC du 05/10/2015 : TRAIL. 21ème GIGAWATT

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RAPIDES COMME L’ÉCLAIR

 

Dominateur de bout en bout, le duo Oswald Cochereau et Christophe Castille a survolé la Gigawatt et ses 1360 concurrents réunis hier à Yaté. Avec un temps de 2h24 min18, cette « dream team » du trail s’est même payé le luxe de signer le nouveau record de l’épreuve.

Très complémentaires et possédant un niveau très proche, Christophe Castille (à gauche) et Oswald Cochereau, ici sur la ligne d’arrivée, ont couru dans le même tempo sur les 30 kilomètres de la Gigawatt.

Très complémentaires et possédant un niveau très proche, Christophe Castille (à gauche) et Oswald Cochereau,
ici sur la ligne d’arrivée, ont couru dans le même tempo sur les 30 kilomètres de la Gigawatt.

Photo FB

Un peu essoufflés mais encore gaillards malgré les 30 kilomètres qu’ils viennent d’avaler, Oswald Cochereau et Christophe Castille franchissent au petit trot la ligne d’arrivée de la 21e Gigawatt hier à Port-Boisé. Les deux meilleurs traileurs du Caillou, l’air de rien, viennent pourtant de signer une performance historique. En courant l’épreuve en 2 h 24 min18, ils viennent de battre le record de la compétition détenu en 2h25 min05 par Cédric Oblet et Antoine Planes depuis 1999.

Pour réaliser cette performance, ils n’ont pourtant pas eu besoin d’être poussés dans leurs derniers retranchements par une concurrence qu’ils ont littéralement broyé. Pour preuve, Thomas Prono et Yohan Samanich, qui se classent deuxième, terminent la course en 2h41 min15, à plus d’un quart d’heure des vainqueurs. « La course s’est déroulée dans des conditions idéales, confirme Oswald Cochereau. On est restés ensemble du début à la fin, dans le même rythme. On a formé une paire homogène et on a bien communiqué. »

Accélérateur. Cette complémentarité a permis aux deux raideurs de prendre la tête de la course dès le départ. Pour ne plus la lâcher par la suite. Alors qu’au dixième kilomètre, ils ne comptent que trente secondes d’avance sur leurs adversaires directs, Cochereau et Castille appuient sur l’accélérateur. Et restent pied au plancher pour lâcher progressivement Samanich et Prono. « On a tenté de rester au contact, affirme Thomas Prono. Parce que même si c’est une grande équipe, ils pouvaient connaître une défaillance. Mais sur ce type de parcours très roulant et peu technique, ils étaient injouables. » Particulièrement à l’aise et rapides sur terrain plat, les deux champions ont ainsi exploité au mieux leurs qualités naturelles pour creuser l’écart. « C’est vrai qu’on a un peu les mêmes caractéristiques tous les deux, pose Christophe Castille. On relance beaucoup. On gère la course de la même façon, sans jamais se mettre dans le rouge. Tout s’est construit de manière naturelle. »

 

Locomotive. Pourtant, hier, tout aurait pu être différent si Christophe Castille n’avait pas assuré le rôle de locomotive du duo. Alors que c’était plutôt Oswald Cochereau, avec ses 14 victoires en 16 courses, qui était attendu dans ce rôle, le vainqueur du Grand Prix des raids du Nord s’est cette fois appuyé sur son coéquipier.

« J’ai eu le tendon en feu durant une grande partie de la course, assure Oswald Cochereau. Et c’est Christophe qui a mené le train. C’est vraiment l’homme en forme de la fin de saison. » Pour sa dernière course de l’année, Oswald Cochereau rend un hommage appuyé à son partenaire du jour. Qui a aussi été son plus grand adversaire en 2015. De son côté, Christophe Castille, en pleine progression, prouve sur cette course, si besoin en est, qu’il est capable de courir dans le même tempo qu’Oswald Cochereau. Et envoie un message fort pour la saison prochaine.

 

Boutellier et Boudier s’imposent en mixte

Autant la course a été dominée par Oswald Cochereau et Christophe Castille pour le classement général, autant elle a été serrée dans la catégorie mixte. C’est Damien Boutellier et Mélanie Boudier en 3h01 min01 qui l’ont emporté de peu sur la paire Véronique Chamberland/Christope Descateaux qui boucle les 30 kilomètres en 3h03 min37. « Ils nous ont mis la pression, reconnaît un Damien Boutellier toujours souriant malgré la fatigue à l’arrivée. On a dû faire un gros effort dans les cinq derniers kilomètres pour les lâcher. » Fidèle à son habitude, Véronique Chamberland visait la victoire. « On s’est bien complété avec mon coéquipier, affirme cette dernière. Sur le plat, on avait le même rythme et on n’a rien lâché. On y était presque. » Comme sur le raid de Kaala-Gomen, le mois dernier, où Mélanie Boudier et Véronique Chamberland s’étaient départagées au finish, l’affrontement entre les deux traileuses a cette fois encore fait des étincelles.

 

En images

 

 

Damien Boutellier et Mélanie Boudier se sont arrachés pour aller chercher la victoire finale en 30 kilomètres en équipe mixte.

Comme sur la Transcal, le tractage a été utilisé dans les côtes pour aider les concurrentes féminines à suivre le rythme de leur coéquipier.

Au 7e kilomètre, les concurrents se sont rués sur un ravitaillement bien mérité pour les aider à tenir jusqu’à la fin de la course.

François Benito

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