LNC du 06/07/2015 : Transcalédonienne 2015

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Une victoire collective


Oswald Cochereau, Sébastien Guesdon et Leslie Nowicki n’ont rien laissé à leurs adversaires de la Transcal ce week-end. Ils ont remporté la 24e édition, après avoir fait cavaliers seuls samedi. Hier, c’est le trio Nardoux – Bouteiller – Santos qui a marqué la course en arrachant la deuxième place.

Avec dix minutes d’avance sur ses poursuivants samedi, le trio Nowicki, Guesdon, Cochereau a remporté l’épreuve au mental hier.

Avec dix minutes d’avance sur ses poursuivants samedi, le trio Nowicki, Guesdon, Cochereau a remporté l’épreuve au mental hier.

Photo Théo Rouby

La Transcal laisse des traces. Comme l’atteste l’épaule écorchée d’Axelle Nardoux, qui a franchi la ligne d’arrivée en tête hier matin, avec ses deux coéquipiers Damien Bouteiller et Franck Santos. Ils ont arraché la deuxième place sur l’épreuve du dimanche, après deux jours de course et 65 km parcourus à travers la Chaîne, à Sarraméa.

 

Record. Mais le trio Cochereau – Guesdon – Nowicki était bien le plus fort ce week-end. Les favoris sont arrivés seulement deux minutes après les vainqueurs de l’étape hier, en petites foulées et les joues creusées. Leur exploit de samedi avait laissé des traces. Ils ont fait parler l’expérience pour conserver l’avance acquise, et remporter la 24e édition de la Transcal en 8h50’08’’*.

« C’est l’aboutissement de six mois d’effort et d’une belle amitié », se réjouit Oswald Cochereau, déjà vainqueur l’an dernier avec son coéquipier masculin. « Notre stratégie était de faire le forcing le premier jour pour prendre une dizaine de minutes sur nos adversaires. Ça a bien marché ! » A tel point qu’ils ont avalé 37 km samedi en un temps record de 4h34’56’’. Presque une heure de mieux que l’année précédente. Aujourd’hui le trio s’en remettait au mental pour tenir 28 km sur un tracé plus cassant. Sans oublier un travail d’équipe maîtrisé, qui leur a permis d’équilibrer les forces tout au long de l’épreuve.

 

Technique. « J’ai eu des crampes au 20e km, après la grosse montée de 45 minutes », explique Sébastien Guesdon, le routier, qui se dit moins à l’aise sur les parcours accidentés. Tout l’inverse de sa coéquipière Leslie Nowicki, qui semblait bien la plus fraîche du trio hier. Elle avait même pu pousser son coéquipier sur les derniers kilomètres, rendant à Sébastien le prix du travail fourni la veille.

Il faut aussi dire que le trio Santos – Bouteiller – Nardoux ne leur a pas facilité la tâche. Troisièmes à l’issue de la première étape, ils ont tout donné dimanche, pour reprendre les deux minutes qui les séparaient de la redoutable formation emmenée par Christophe Castille. « Ils ont réussi à nous rattraper dans la grosse montée comme on s’y attendait. Thierry Fondère (le cycliste) est un gros grimpeur », explique Damien Bouteiller.

Alors ces trois traileurs expérimentés ont joué de leur technique pour augmenter la cadence en descente, déjouant parfaitement les pièges des pierres, des racines ou d’une course en dévers. Ils ont terminé l’épreuve du jour en 4h12’59’’*, laissant leurs poursuivants trois minutes derrière eux.

« On est allés au bout de nous-mêmes », confie Valérie Chamberlan, qui terminera donc sur la troisième marche en compagnie de ses coéquipiers Castille et Fondère. Son équipe faisait office de sérieux candidats à la victoire, avec des athlètes connus pour leur fort potentiel individuel. « En courant à trois on ne fait pas notre course à nous. Il faut tenir le rythme infernal que les hommes imprègnent », reprend la coureuse, allongée sur la table de massage. « Le trail c’est une guerre, qui se gagne en faisant exploser les autres équipes. »

 

* Sous réserve de pénalités. Retrouvez le classement complet dans notre édition de demain.

 

Le chiffre

865

C’est le nombre de participants qui ont pris part aux différentes courses de la Transcal. L’épreuve phare, en équipes mixtes, a enregistré 59 équipes de trois coureurs.

 

 

Théo Rouby

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