LNC du 07/07/2014 : Trail. Dans les coulisses de l’événement

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Sans eux, pas de Transcal

Alors que sur les pistes du Nord, les 704 concurrents se sont livré une belle bataille, découvrez comment, en coulisses, les bénévoles de Défi Santé et les habitants de la tribu de Koniambo se sont mobilisés pour faire de la Transcal 2014 un événement phare sur le territoire.

Cette année encore, en coulisses, les bénévoles ont été sur tous les fronts.

 

On les appelle les hommes de l'ombre. On ne les voit pas, on ne les entend que très peu et pourtant. Sans eux, la Transcalédonienne ne serait pas ce qu'elle est. Chauffeurs, serre-files, secouristes, directeur de course, cuisiniers, etc. Accompagnés des habitants de la tribu de Koniambo-Koné, ils étaient encore plus de 130 bénévoles pour cette édition 2014 du trail le plus couru de la Nouvelle-Calédonie.

 

Urgences.Jean-Marie Viard, chauffeur sur la Transcal, est l'un d'eux. « La Transcalédonienne, c'est une grande famille. Chacun a un rôle à tenir. Celui du chauffeur est de rapatrier les blessés légers d'un pc au central. On se doit de veiller et d'être réactif. Il faut savoir communiquer pour anticiper le moindre danger. Si la blessure est trop importante, les secouristes prennent ensuite le relais ». Cette année, une seule intervention aérienne sur site a été engagée. Autre lieu, autre ambiance, le PC course général. C'est là où la tension est à son comble. Philippe Brasset, le responsable, y gère plusieurs urgences à la fois. Arrivée des concurrents, flashage du temps, inscription des résultats. « C'était la première édition avec le système d'enregistrement par puce. Il y avait un peu d'appréhension mais tout s'est bien passé. Si tout est organisé en amont, tout roule parfaitement. »

Cuisine. En amont justement de la Transcal, il y a aussi le côté restauration. Plus de 1 000 repas ont été distribués sur ces deux jours de course et autant de stress pour l'équipe de choc, les sœurs Claudine et Claudette, de la tribu de Koniambo-Koné. « C'est un gros challenge pour nous car il y a beaucoup de monde à satisfaire. On fait un peu tout à la fois mais c'est une bonne chose pour la tribu. On travaille en famille et ça nous prépare pour d'autres gros événements. On montre que l'on peut être compétent sur de grands événements. Les jeunes aussi se sont investis pour accueillir les voitures et les placer. Au menu de ce soir, ce sera salade fraîche et viandes. La Transcal, c'est du sport alors on fait attention à la ligne aussi », explique-t-elle. Petites mains de l'ombre, les bénévoles ont une nouvelle fois tenu leur rang cette année. Après la fin des épreuves, les coureurs étaient bien entendu partis. Dans la forêt humide, un autre ballet silencieux se jouait. Celui des serre-files. Enlèvement des balises, ramassage des déchets. Comme à l’accoutumée, ils veillaient. Toujours présents, indispensables bénévoles.

Questions à … Christian Perez, organisateur et président de Défi Santé

« Cette course, c’est de la vraie convivialité »

Les Nouvelles calédoniennes : Au niveau sportif, quel bilan peut-on faire de cette nouvelle édition ?
Christian Perez : Ça a été une très belle édition. Le premier jour, le temps a été remarquable et idéal pour une course en pleine nature. Cent quatre équipes et seulement cinq abandons. Un parcours relevé et des concurrents qui ont tout donné. J’ai été surpris du niveau cette année. Ils ont été très rapides pour boucler la première journée en à peine 5h05. La seconde journée s’est déroulée sur le même rythme. Du spectacle et encore plus de concurrents avec les découverte, les handisports, les sponsors, etc. Un petit pépin avec une évacuation par hélicoptère. Malgré cela, rien de très significatif à signaler. Encore une fois, ça a été une très belle Transcalédonienne. Une édition 2014 à retenir et qui a marqué l’histoire de la Transcal.

Côté coulisses aussi les bénévoles ont une nouvelle fois rempli leur mission…
Les 130 bénévoles présents ont tenu leur rang c’est vrai. Il faut leur rendre hommage. Sans eux, rien ne serait possible. Un grand merci aussi aux habitants de la tribu de Koniambo-Koné. Une coutume a été faite. Un superbe site pour s’installer. Un accueil des Mélanésiens incroyable. Tout le monde s’est impliqué. Jeunes et moins jeunes. Il y a eu une véritable osmose entre ces habitants et toute l’organisation. C’est aussi ça la Transcalédonienne. De la vraie convivialité.

Peut-on en savoir un peu plus sur l’édition de l’année prochaine ?
Rien n’est encore acté pour l’année prochaine. Une chose est sûre, la Transcalédonienne édition 2015 se déroulera les 4 et 5 juillet. Ça, c’est acté. Ce sera en province Sud. Pour le tracé, en revanche, il va falloir attendre un peu. Voir ce qu’il faut améliorer ou changer. C’est encore un peu tôt. Comme chaque année, il y en aura pour tous les goûts. C’est l’objectif de la Transcal. Du sport mais aussi de la découverte.
 

Matthieu Bigouroux

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