LNC du 07/10/2013 : Trail. 19e édition de la Gigawatt, hier

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Un cran au-dessus du lot

 

Les favoris ont tenu leur rang. Hier matin, Oswald Cochereau et Ludovic Lanceleur chez les messieurs, Isabelle Oblet et Laurent Debaene en mixte, et surtout Nathalie Viratelle et Caroline Favier, nouvelles recordwomen, étaient intouchables.

 

Caroline Favier et Nathalie Viratelle ont signé l’exploit de la matinée, en améliorant le vieux record féminin (1999) de la Gigawatt.

Photo Alban Colombel

 

Elles sont les nouvelles reines de l’événement. Hier matin sur la 19e Gigawatt, Caroline Favier et Nathalie Viratelle ont dominé leur sujet au point d’établir un nouveau record de leur catégorie. Les deux femmes ont en effet bouclé les trente kilomètres séparant le barrage de Yaté au site de Ouénarou, via la ligne de transport 150 000 volts du réseau Enercal, en 3h07’17, soit cinq minutes de moins que le tandem Radondy – Fouques, lauréat 1999 en 3h12’42. C’est ainsi le plus vieux record de l’événement qui est tombé hier, et finalement sans surprise. « On était venues pour ça, assuraient les deux championnes sur la ligne d’arrivée, pas mécontentes de leur coup. On a réussi à bien gérer la distance et à ne pas se “mettre dans le rouge”, tout simplement parce qu’on a su rester à notre rythme, sans s’emballer. » Une maîtrise qu’autorisait la concurrence relativement éparse de cette catégorie, gage de sérénité qui semblait, a minima, promettre la victoire au binôme…

 

Chaleur. Hormis les deux championnes (Nathalie Viratelle a remporté la dernière Transcalédonienne ; Caroline Favier y était sa dauphine), les autres athlètes incontournables du circuit féminin étaient en effet engagées dans la course mixte. Parmi elles, la récente lauréate du Grand Prix du Nord Isabelle Oblet faisait figure de favorite aux côtés de Laurent Debaene, et le tandem n’a pas déçu. S’il visait lui aussi le record dans sa catégorie (détenu par Véronique Chamberland et David Esposito en 2h48’14 depuis 2011), le duo se contentait finalement amplement de cette victoire non bonifiée – « la chaleur nous a certainement coûté quelques secondes», estimait Debaene-… Non bonifiée mais acquise, malgré tout, sans souffrance, loin devant les couples Suzanne et Arnaud Hirigoyen puis Sabrina et Dominique Ecoiffier. La course masculine, enfin, a su livrer son lot d’incertitude et de suspense. Certes, la paire composée de Ludovic Lanceleur et Oswald Cochereau, imbattable sur le papier, a bel et bien coupé la ligne en premier, mais au prix de nombreux doutes. Sur les terres rouges du Sud calédonien, le maître a en effet vacillé. « Depuis le marathon de Nouméa (en août dernier, NDLR), je peine à retrouver la forme », confiait un Ludovic Lanceleur dès lors très heureux d’épingler enfin la Gigawatt à son palmarès, finalement l’unique “Classique” qui manquait au vainqueur de la Transcal’, du Grand Prix du Nord et du Trail des Cagous, pour ne citer que les incontournables du calendrier. Rapidement mis en difficulté, Lanceleur a dû se reposer sur un Oswald Cochereau des grands jours, qui n’a d’ailleurs pas hésité à tracter à la corde son champion d’équipier dans les ascensions les plus délicates.

 

Espoirs. Une situation inédite qui donnait des ailes aux deux formations poursuivantes. Frédéric Letocart et David Esposito d’une part, les doubles vainqueurs 2008-2009 Antoine Planes – Xavier Leheutre d’autre part, avaient en effet identifié le malaise, pour être restés au contact des leaders sur les deux premiers tiers du parcours. Tour à tour, les deux paires se sont mises « à y croire ». Finalement en vain, Frédéric Letocart ayant admis « un manque de fond sur les derniers kilomètres », tandis qu’Antoine Planès devait composer de plus en plus difficilement avec une douleur musculaire contractée dès le deuxième kilomètre… La course phare de 30 kilomètres a donc su constituer, une fois encore, une vitrine à la hauteur d’un événement qui a retrouvé de belles couleurs cette année, avec près de 1 500 participants enregistrés sur la totalité des quatre formules : 4, 10, 20 et 30 kilomètres. La fête s’annonce d’ores et déjà copieuse l’an prochain, alors que la Gigawatt célébrera sa 20e édition.

Alban Colombel

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