LNC du 08/07/2019 : « La Transcal, c’est la grande fête du trail sur le Caillou »

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Le top départ de la première étape de la Transcal Mobil a été donné dès 7 heures, au village de l’événement. Au total, 225 coureurs se sont élancés pour cette épreuve, longue de 27 kilomètres. Photos A.P
Le top départ de la première étape de la Transcal Mobil a été donné dès 7 heures, au village de l’événement. Au total, 225 coureurs se sont élancés pour cette épreuve, longue de 27 kilomètres. Photos A.PPAÏTA. La 28e édition s’est déroulée ce week-end, à Tontouta. Près de 1400 coureurs ont participé à cet événement. Au-delà du contexte sportif, la Transcal s’est tenue dans une ambiance amicale et festive de vendredi soir à hier, dimanche. Samedi matin, vers 5 heures, près de 300 campeurs émergent du sommeil à la Pépinière Mango, située à 2,5 kilomètres au nord du village de La Tontouta. C’est jour de Transcal ! Une véritable « colonie éphémère » se met en mouvement : certains vont prendre une douche ou se rendent à l’espace petit-déjeuner et d’autres commencent déjà à s’échauffer. La première étape de la Transcal Mobil (27 kilomètres), l’épreuve reine de la compétition, va bientôt débuter. Au total, 75 trios sont inscrits. « C’est la particularité de la Transcal, on a l’obligation de participer par groupe de trois pour les six courses proposées ce week-end », rappelle Paul-Antoine Grangeon, le président de l’association Transcal. A 7 heures, le top départ de la Transcal Mobil est donné, 225 athlètes s’élancent, dont les cadors du pays. Sur le village de l’événement, près de 300 élèves venus de tout le pays se préparent aux épreuves Trans’Unss/Usep Epureau, qui commencent à 9 heures. Tout le monde se prépare à sa façon. Dans un coin, une dizaine de jeunes jouent au football. « Moi, je suis venu pour le fun, pas de pression », indique Achille du collège Louis-Léopold-Djiet, de Bourail. Près d’une tente, un enseignant accroche des dossards sur des enfants, tous vêtus de rouge. « On est arrivé d’Ouvéa, hier. Nous avons passé la nuit ici. On est fin prêts aujourd’hui », souligne Vincent Bonnet, un professeur d’EPS. Sur les pistes de la pépinière, une centaine de jeunes trottinent.

Un concert de rock en soirée

Sur une butte, Gaëtan, un père de famille, inscrit à La Transcool (13 km), paraît embêté. « Je suis venu de bonne heure car je suis tout seul. Heureusement, j’ai trouvé d’autres équipiers, qui arrivent tout droit de Koné ». Vers 9 heures, Paul-Antoine Grangeon lance les trois dernières courses de la journée. Sur ce site de près de 1 000 hectares, les coureurs découvrent les trésors les plus reculés de la pépinière Mango. Les premiers participants, toutes épreuves confondues, arrivent vers 11 heures. Les sportifs se précipitent à l’espace cryothérapie, pour favoriser la récupération musculaire. Le village se vide progressivement tout au long de l’après-midi. Il ne reste plus qu’une centaine de campeurs. Un barbecue est allumé vers 17 heures, un des seules du site. A proximité, une dizaine de personnes sont attablées. « Après l’effort, le réconfort », soulignent Sébastien, Mickaël et Charlotte, sourire aux lèvres, qui participent à la Transcal Mobil. « On est venus pour découvrir la pépinière, mais aussi pour passer des moments hyperconviviaux et faire des rencontres, nous ne nous connaissions pas avant ce soir. C’est ça, l’esprit Transcal ». Sur les hauteurs, un concert de rock bat son plein, avec le groupe Red lemons. Une trentaine de coureurs sont venus se déhancher sur les notes des artistes, avec le peu de force qu’il leur reste. Hier matin, trois autres épreuves se déroulaient : la seconde étape de la Transcal Mobil (25 km), la Trans’découverte et la Trans’santé. Une ambiance de folie a régné au village jusqu’à la remise des prix, dans l’après-midi. Il était alors temps pour chacun de rentrer chez soi. Les tentes ont été démontées, les affaires rangées dans les voitures. A la nuit tombée, la pépinière avait retrouvé son calme.

QUE PENSEZ-VOUS DE… LA 28e ÉDITION DE LA TRANSCAL ?

Fabrice, venu en supporter, du Mont-Dore
Je participe souvent à l’organisation de trails. Pour moi, la Transcal, c’est la grande fête du trail sur le Caillou. Pour cette édition, le site est super sympa, avec des sentiers plus sauvages à parcourir. Avec les animations et l’installation d’un écran géant dans le village de l’événement, c’est le top. Je suis venu en supporter aujourd’hui, mais l’année prochaine, je compte bien participer. Quand j’étais plus jeune, c’est la Transcal qui m’a donné envie de faire du trail.
Benoit, inscrit à la Transcal Mobil, de Nouméa.
Je suis arrivé de Métropole il y a peu, je trouve que le niveau de La Transcal est très élevé. Le parcours à fleur de montagne, la vue… Tout était magnifique, vraiment. Les bénévoles se sont montrés à l’écoute. Les gens sont très souriants. C’est bien comme événement. Pour me détendre, je compte bien assister au concert et au film du festival de La Foa ce samedi soir, avant d’aller me reposer pour l’épreuve de dimanche.
Gaëtan, participant à la Trans’Cool, de Païta
Ça fait déjà plusieurs années que je participe à la Transcal. Il n’y a rien à dire pour cette édition, en termes d’organisation, c’est le top du top dans le pays. Je viens pour le fun et pour mieux connaître la Calédonie. En revanche, ce que je trouve embêtant, c’est l’obligation d’être en équipe de trois. Ce n’est pas facile de trouver des coéquipiers quand tu n’as pas de sportifs dans ton entourage. Peut-être que s’ils réduisaient à deux, il y aurait plus de monde.
Les tutus trailers, une équipe de Nouméa
On trouve le parcours de la Transcal Mobil cette année, vraiment complexe et hyperglissant. C’est un véritable challenge que l’on souhaite relever. Le site est super. Le village de l’événement est sympa. On campe ici ce soir, samedi, cela nous permet vraiment de faire une coupure avec Nouméa et de nous accorder un grand week-end loin de tout. C’est ce qui est trop bien à la Transcal.

Repères

Les vainqueurs des courses

Transcal Mobil, équipe mixte : Franck Santos, Leslie Nowicki et Ludovic Lanceleur en 7 h 19 min 17 s. Transcal Mobil, équipe masculine : Stephan Roletto, Fabien Benkler et Oswald Cochereau en 7 h 46 min 00 s Transcal Mobil, équipe féminine : Charlène Georges, Adeline Jouin et Laurie Thome en 9 h 55 min 13 s Trans’Cool Optic 2000 : Arnaud Laporte, Jordan Kerangoff et Osmani Hedi en 1 h 32 min 37 s. Trans’Découverte Air Calédonie : Angélique Plaire, Guillaume Boccas et Julien Legrignou en 3 h 34 min 21 s. Les résultats complets de la Transcal paraîtront dans votre journal de demain, mardi.

Le Camp-Est à la Transcal

Pour la première fois à la Transcal, trois détenus du Camp-Est étaient engagés « Ils ont couru pour la Trans’Cool. Ils ont fait un bon chrono, en plus », souligne Jean-Marie Viard, le vice-président de l’association Transcal.
Samedi matin, petite surprise en fin de course, les participants devaient traverser un marais. Pas facile de parcourir ce terrain après une vingtaine de kilomètres de course. Certains se sont enfoncés jusqu’aux genoux.
Les participants de la Trans’Unss et de la Trans’Cool ont parcouru près de 13 kilomètres au milieu de la pépinière Mango. Tout au long de la course, ils ont découvert les plus beaux sites de cette propriété, d’une superficie de mille hectares.
Six enfants, collégiens et élèves de primaire d’Ouvéa, ont participé à Trans Unss/Usep samedi. Ils ont campé sur le site la veille, afin d’être au top dès le lever du soleil le lendemain.
Tout au long du week-end, près de 200 enfants se sont amusés à l’espace Trans’Kids Enercal, dans une ambiance de folie.
Rien de tel qu’une bonne séance de cryothérapie pour favoriser la récupération musculaire après la course. Il fallait tenir une dizaine de minutes dans une eau dont la température avoisinait les 12 degrés.
Bien organisés, Sébastien et Mickaël, des participants à la Transcal Mobil, n’ont rien oublié dans leurs affaires de camping. Samedi soir, ils ont fait la connaissance d’autres coureurs de la compétition, autour d’un barbecue. « C’est ça l’esprit de la Transcal », lancent-ils, ravis.

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