LNC du 12/05/2020 : Sport, famille et nature… le Vertical Trail, une épreuve complète

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L’an passé, Gauthier Legrand s’était imposé sur un parcours de 30 kilomètres.Photo archives LNC
L’an passé, Gauthier Legrand s’était imposé sur un parcours de 30 kilomètres. Photo archives LNCTRAIL. La deuxième édition du DMBA Vertical Trail devrait être l’un des premiers grands rendez-vous de la reprise, le dimanche 28 juin. Trois épreuves sont au menu, mais au-delà de la performance sportive, l’association organisatrice Sport Santé Calédonie souhaite mettre l’accent sur une course verte.

Un événement ambitieux

« On aimerait devenir le trail de référence, voire l’événement de référence sur Dumbéa, qui accueille aussi le Pandathlon », pose l’organisateur Damien Boutellier. Pour la 2e édition du DMBA Vertical Trail, le cogérant de Sport Santé Calédonie souhaite attirer jusqu’à 800 participants, quand 2019 avait vu 300 coureurs prendre le départ des différentes courses. Cette année, l’organisation a souhaité mettre en avant « le côté familial »« La plus grande course (24 kilomètres) est presque en retrait », souligne Damien Boutellier. Celle-ci sera d’ailleurs limitée à 100 participants. Le plus gros du contingent devrait donc se retrouver sur la « petite » course de 12 kilomètres ou sur la randonnée de 5 kilomètres, « accessible aux personnes en situation de handicap ». Concernant les inscriptions, « il reste encore des choses à mettre en place et nous attendons aussi les consignes pour la reprise des compétitions ». Ces inscriptions devraient normalement ouvrir entre « fin mai et début juin », mais gare aux retardataires : pour le 24 kilomètres, les 100 participants seront les 100 premiers à s’être inscrits.

Qui sera le meilleur grimpeur ?

Avec deux courses chronométrées, sur 24 et sur 12 kilomètres donc, le DMBA Vertical Trail devrait séduire les compétiteurs en manque de kilomètres depuis l’interruption des trails. Certains d’entre eux auront peut-être le raid de Ouégoa, disputé la semaine précédente (voir par ailleurs), dans les jambes mais pour d’autres, il s’agira d’une course de reprise. Avec 1 600 mètres de dénivelé positif sur la grande course, Damien Boutellier reconnaît que « le parcours est costaud ». Mais « pas mal de coureurs ont déjà bien repris l’entraînement et ont fait beaucoup de kilomètres depuis la fin du confinement », argumente-t-il. Comme l’an passé, les participants aux 24 kilomètres auront deux occasions de briller : au classement général, mais aussi sur le temps qu’ils réaliseront entre le 4e et le 11e kilomètre, portion qui comporte un dénivelé positif de 1 000 mètres. Le plus rapide sera désigné meilleur grimpeur, « à condition d’avoir terminé la course en entier ». Lui-même très bon coureur, il avait remporté le Grand Prix des raids du Nord en 2014, Damien Boutellier juge que le DMBA Vertical Trail peut également « servir de préparation pour le trail des Cagous, qui aura lieu deux semaines plus tard (le 11 juillet) ».

Des initiatives en faveur de l’environnement

Au-delà des performances sportives ou d’un événement familial, le DMBA Vertical Trail se veut « écoresponsable ». Une ligne de conduite « qui colle à notre sponsor principal, la Calédonienne de Services Publics », explique l’organisateur. Différentes initiatives seront donc à retrouver comme « un balisage réutilisable, des marquages à la chaux et non plus à la peinture, le tri des déchets… » Il n’y aura pas non plus de gobelets en plastique, mais « des écocups consignées ». Pour celles qui ne seront pas récupérées par l’organisation, « le montant de la consigne sera alors reversé à une association, qui reste à définir », poursuit Damien Boutellier. Et gare aux participants qui seraient tentés de jeter l’emballage d’une barre de céréales ou d’un gel énergétique sur le parcours : ils seraient alors disqualifiés. Enfin, l’épreuve aura aussi un côté solidaire, avec « de la récupération de matériel de sport à destination d’associations ».

La grande reprise à Ouégoa

Une semaine avant le DMBA Vertical Trail, les coureurs calédoniens auront eu l’occasion d’épingler le premier dossard post-confinement, lors du lancement des raids du Nord, le 20 juin à Tarap, sur la commune de Ouégoa. Et ce, près de quatre mois après la dernière course disputée sur le territoire, le Sunset Trail de Païta. Le raid se disputera sur 17, 8 kilomètres, avec un dénivelé de 1 044 mètres. « Pour Ouégoa, il n’y aura pas de soucis, le raid est confirmé », selon Patrick Ventura, de Challenge Organisation, la société qui gère ces épreuves.

Cinq autres trails

Après celui de Ouégoa, suivront cinq autres trails comptant pour le Grand Prix : Hienghène, le 25 juillet, Ponérihouen le 22 août, Kouaoua le 12 septembre, Houaïlou le 24 octobre et Pouébo le 14 novembre. Ces deux dernières épreuves auraient d’ailleurs dû lancer la saison des raids du Nord, mais elles ont été reportées en raison de l’épidémie de Covid-19. « On attend l’accord définitif des tribus, certaines sont réticentes. Car au-delà de l’aspect légal pour la reprise des compétitions, il y a aussi l’aspect coutumier. Mais nous avons bon espoir », détaille Patrick Ventura. En fin de saison, le coureur le plus régulier sur l’ensemble des courses s’adjugera le Grand Prix. L’an passé, Marie-Cécile Cavell et Oswald Cochereau l’avaient emporté.

Repères

Trois parcours

CSP Verticale Race : 16 kilomètres (1 600 m de dénivelé positif) Endurance Shop : 12 kilomètres (600 D+), « un parcours plus doux ». Rando Niuhiti : 5 kilomètres (100 D+), pour les loisirs, familles et accessible aux personnes en situation de handicap.

La tenante du titre attendue

Pour la première édition en 2019, la course la plus longue s’était disputée sur 30 kilomètres. Ils étaient 76 à avoir pris le départ et c’est Gauthier Legrand qui l’avait emporté, en 3h 53’, devant Téva Martin et Yohan Samanich. Ce dernier devrait de nouveau être présent, selon Damien Boutellier, qui sait déjà qu’il pourra compter sur « Oswald Cochereau ou Marie-Cécile Cavell, qui avait gagné l’an passé chez les femmes (en 4h31’), tout en signant le meilleur temps au classement de la meilleure grimpeuse ».

Un label vert

Les différentes mesures prises en faveur de l’environnement permettront à l’épreuve de se voir décerner le label de la Trail Runner Fundation. Cette association explique qu’elle a « pour objet de sensibiliser le plus grand nombre à la protection de la nature, notamment dans la pratique du trail ».

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