Les Calédoniens ont assuré au Grand Raid (LNC du 14/09/2009)

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LNC du 14/09/2009 : Les Calédoniens ont assuré au Grand Raid

On le savait, les places de vainqueurs étaient quasiment promises aux invités de l’événement. Ceux-ci n’ont donc pas manqué l’occasion de rajouter une ligne à leur palmarès. Mais juste derrière, les habitués des trails du Caillou ont aussi assuré le spectacle et donné beaucoup d’eux-mêmes, à l’image, bien sûr, de leurs deux premiers représentants, Éric Gilquin et Francine Baumann.

Il y avait Dawa Dachhiri Sherpa et les autres, ce week-end. Et parmi tous ces « autres », des trailers locaux qui avaient à cœur de bien figurer sur ce premier rendez-vous à saveur internationale sur leurs terres.
Côté garçons, tous les notables de la spécialité auront occupé, tour à tour, la deuxième place au classement scratch. Après les malheurs successifs de Frédéric Letocart (égarement hors du sentier) et de Yohan Samanich (blessé), Paolo Biondo a longtemps cru tenir la « victoire des locaux ». Il arrivait à Bois du Sud (67e kilomètre) derrière Samanich, qui l’informait de son abandon, et repartait  sans même s’arrêter ou se ravitailler, là où pourtant, une heure et demie plus tôt, Dachhiri Sherpa s’était offert le luxe de couper son effort dix minutes durant. Excès de confiance ? Pas nécessairement, selon l’intéressé : « ce sont des maux d’estomac qui m’ont affaibli par la suite ; j’ai dû absorber trop de sucre… À Netcha (82e kilomètre), je pense que beaucoup de monde aurait abandonné dans mon état ». Le sociétaire de l’ASPTT est en effet arrivé titubant à l’avant-dernier point de ravitaillement, ne pouvant enchaîner plus de six foulées au pas de course.

La préparation physique de Gilquin récompensée

Il y restera une demi-heure, repartant après la première équipe de relais et en même temps que Karine Herry, le Guadeloupéen Widdy Grego puis un Éric Gilquin, lui, en pleine forme… « Je ne me suis jamais préoccupé de ma place ; j’ai même voulu poursuivre avec Paolo mais son allure devenait vraiment trop faible. Je me suis entraîné spécifiquement à l’ultra depuis plus de deux mois et suis ravi de voir que le travail a porté ses fruits, en termes de fraîcheur notamment. Hormis les douleurs articulaires, je pourrais continuer encore ! », affirmait-il à l’arrivée.
L’entraînement spécifique de Gilquin est en effet à souligner. Il est le seul athlète de l’élite à ne s’être consacré qu’à ce rendez-vous depuis la Transcalédonienne (Samanich sur le Grand Prix du Nord, Biondo et Letocart sur le marathon).
Une approche de la course que l’on ne peut pas non plus mettre au crédit de Francine Baumann, qui remportait, une semaine plus tôt, le Grand Prix du Nord chez les vétérans. Mais l’athlète de l’AC Païta savait combien ses aptitudes physiques devaient l’amener à se distinguer sur ces ultra-longues distances. Le format classique de moins de vingt kilomètres, elle s’y est attelée tout au long de l’année par défaut, attendant ce rendez-vous avec impatience. Dès la mi-course d’ailleurs, celle-ci n’était plus inquiétée par ses opposantes, le classement féminin local y était, en effet, d’ores et déjà bouclé : Baumann devant, Laurence Humeau-Cochou puis Carole Dutault-Keravec suivant.

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