LNC du 15/02/2014 : Natation. Trois Australiens seront au départ de la 20e édition de la Traversée

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Ils vont mettre le turbo

Le dimanche 23 février marquera le retour d’une épreuve très appréciée du calendrier sportif local, la traversée Anse-Vata – Ile aux Canards. Et les organisateurs ont innové en invitant trois nageurs australiens afin de marquer le coup pour cette 20e édition.
 

Les concurrents devraient être encore nombreux à prendre les différents départs de la populaire traversée Anse-Vata - Ile aux Canards (et retour), comme ici lors de la précédente édition. Et cette année, trois nageurs australiens seront également de la partie.

Les concurrents devraient être encore nombreux à prendre les différents départs

de la populaire traversée Anse-Vata – Ile aux Canards (et retour), comme ici lors de la précédente édition.

Et cette année, trois nageurs australiens seront également de la partie.

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Vingt ans, ça se fête. Et pour marquer le coup, les organisateurs de la traversée Anse-Vata – île aux Canards (et retour, soit environ 2,2 km) ont mis les petits plats dans les grands. Trois nageurs australiens, Eliza Smith, Graeme Brewer et Ridge Grimsey, seront ainsi présents pour rehausser le niveau de cette édition 2014. Pour Eric Lucini, le directeur de course, « Eliza Smith est la meilleure nageuse en eau libre australienne. »

Ridge Grimsey, pour sa part, est un espoir présélectionné pour les Jeux olympiques de Rio (2016) dans cette spécialité et fait partie d’une fratrie de nageurs (NDLR : son frère aîné est le détenteur du record de la traversée de la Manche depuis 2012). Le troisième larron, Graeme Brewer est d’ailleurs une « légende », pour Eric Lucini. Ancien médaillé de bronze aux olympiades de Moscou (1980), ce vétéran de 55 ans a été 13 fois champion d’Australie et se « classe régulièrement parmi les dix premiers au général dans les courses australiennes. Il a un bon palmarès et n’a jamais arrêté de nager. » Bref, ce ne sont pas des « petits joueurs » qui viendront défier les nageurs locaux et les chronos risquent de s’affoler, le dimanche 23 février. « Avec les Australiens, ça va nager assez vite, confirme le directeur de course. Le record de l’épreuve devrait tomber. »

Face à eux, les meilleures chances calédoniennes reposeront sur le jeune Jérémy Dufourmantelle, récent recordman de Nouvelle-Calédonie des 5 km en piscine. Mais, cette épreuve ne s’arrête pas à une simple compétition sportive. Bien au contraire.

 

Défi. Cette « traversée », c’est aussi et avant tout, un pan de l’histoire sportive et populaire calédonienne. A l’image de manifestations populaires comme la Mégarando ou la Transcal, la « traversée » a su s’imposer au fil des ans en s’adressant à un public tant familial que sportif. Pour Eric Lucini, c’est bien cette orientation, choisie dès la première édition, qui a assuré le succès de la course. « Ce n’est pas une compétition de la ligue. Il y en a qui viennent pour jouer la gagne et tous les autres qui viennent pour le défi. Le but du jeu c’est de se faire plaisir. C’est vraiment convivial. » Et, là encore, l’intention de Guy Verlaguet, président de l’Olympique Nouméa Natation et créateur de l’épreuve, d’en faire une course à handicap dès son lancement en 1995 s’est avérée payante. L’idée à l’oeuvre derrière cette formule c’est de proposer quatre catégories (non-licenciés, triathlètes, licenciés et les palmes) qui effectuent des départs en décalé. L’intérêt de ce type de départ c’est d’obtenir une arrivée « où les nageurs sont regroupés et assez mélangés. » De quoi permettre à un non-licencié d’inscrire son nom au palmarès ? Tout est envisageable, à l’image de l’année dernière, où Jérôme Mallard, qui n’est pas licencié dans un club, avait remporté la course, suivi par deux autres non-licenciés. « De toute façon, dorénavant, les nageurs amateurs arrivent mieux préparés », précise Eric Lucini. Toutefois, il reste cependant du chemin à parcourir pour un non-licencié ou même un nageur confirmé avant de s’approcher de l’impressionnant record d’Olivier Saminadin, dix fois vainqueur de l’épreuve (entre 1995 et 2011).

 

Sécurité. Si les nageurs « palmes » et non licenciés constituent également le gros des effectifs, « jusqu’à 80 % des nageurs inscrits » selon l’organisation, c’est également parce qu’ils se sentent rassurés par les moyens déployés. Sur les 2,2 km de la traversée, des pompiers, des maîtres-nageurs, les secouristes de la SNSM couvriront la zone pour éviter tout incident. Plus de 80 bénévoles s’occuperont également de gérer l’aspect logistique de la course, et notamment du marquage des concurrents, via leur bonnet, par catégorie. « La sécurité, c’est notre leitmotiv. Sans cela, il y a des gens qui ne viendraient jamais nager en mer », assure Eric Lucini. Avec une organisation aussi rodée et vigilante, toutes les raisons sont réunies pour battre le record de 2009 et ses 509 nageurs.
 

Les infos pratiques

Quand : dimanche 23 février avec des départs échelonnés entre 8 heures (non-licenciés) et 8h09, en fonction des catégories
Où : départ depuis la plage de l’Anse-Vata.
Inscriptions : magasin Ozone Sport, chez Swym ou auprès du club Olympique de natation, à la piscine du Ouen Toro (17h00 à 19h00), jusqu’au 19 février.
Informations : au 79 16 22 ou sur le site internet de l’Olympique natation.

 

François Benito

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