LNC du 16/04/2012 – Gorobai 2012 Benfoda sans souci

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Benfodda sans souci

C’est un Nordine Benfodda « dans son élément » qui s’est imposé, hier matin à Païta, sur le Gorobaï, premier d’une série de trois trails consécutifs. L’homme fort de l’AC Païta a assuré sa victoire après seulement vingt minutes de course.
 

Cette victoire sur un trail ne devrait pas bouleverser les plans de Nordine Benfodda,
qui entend toujours privilégier la piste, cette saison.

 
Avant le Dogny, dimanche prochain, puis la première étape du Grand Prix du Nord, une semaine plus tard, c’est à Païta que les trailers calédoniens avaient rendez-vous, hier matin. Mais si le calendrier chargé de ce mois d’avril a clairement dissuadé les têtes d’affiche féminines de prendre part à cette première échéance, (lire ci-dessous), le peloton masculin, lui, affichait un casting de choix.

Cross. Paolo Biondo, Xavier Leheutre, Ludovic Lanceleur, Éric Gilquin, Thomas Testet, Laurent Debaene, Nordine Benfodda… Tous ont pu se mesurer sur le tracé boueux du jour. « Un tracé de cross », analysera Nordine Benfodda, nostalgique d’un exercice auquel il se prêtait bien volontiers voici quelques années.
Et malgré la menace d’une concurrence relevée, c’est très rapidement que l’athlète de l’AC Païta a mis fin à tout suspense. Après vingt minutes de course, Nordine Benfodda profitera d’une descente pour distancer le groupe de tête et filer seul vers la victoire, comptant sur le profil dégagé du parcours pour gérer en toute confiance l’écart infligé à ses poursuivants.
Profit. Un profil dégagé qui prenait, hier, une importance prépondérante dans la psychologie de course, tant il est rare de pouvoir identifier aussi facilement la localisation de ses adversaires sur le parcours.
Laurent Debaene en a également tiré profit : « je voyais que, devant moi, Ludovic Lanceleur et Thomas Testet étaient à la peine ; ça m’a motivé pour aller les chercher », avouait le cycliste, qui a annoncé vouloir être plus présent sur le circuit des trails, cette saison.
 Pas impossible, alors, de voir le deuxième du jour disputer les deux prochaines manifestations, à Sarraméa puis Ponérihouen.
La composition des binômes pour le Dogny était d’ailleurs de toutes les conversations, hier matin…

 

Le sourire de Valérie Bon

C’est une Valérie Bon au large sourire qui a franchi la ligne d’arrivée, hier matin, en première position du classement féminin. Le large sourire d’une championne heureuse d’une victoire acquise très rapidement – après un retour sur Christina Vartane dès les premières montées. Le large sourire d’une athlète lucide, également, qui ironisait bien volontiers : « Je pense que l’élite se réserve pour le Dogny (la semaine prochaine, NDLR)… Voilà pourquoi je relativise cette victoire ! Mais je suis malgré tout très satisfaite de ma course, car j’ai réussi à atteindre le chrono que je m’étais fixé. Je remercie mon entraîneur, Thierry Sebald, à qui je dois ce succès. Place désormais à la préparation du Trail des Cagous, mon principal objectif de la saison. » On devrait retrouver la sociétaire de l’ASPTT dans deux semaines, pour l’ouverture du Grand Prix du Nord, à Ponérihouen.

Le balisage en a fâché plus d’un

De l’incompréhension, puis du mécontentement, hier sur l’aire d’arrivée. Incompréhension des parents qui ne voyaient toujours pas arriver leurs enfants engagés sur un parcours très court de 4 kilomètres après une heure de course ; incompréhension des concurrents du 9 kilomètres, que le classement laissait dubitatifs. Puis mécontentement de tout ce petit monde, quand l’explication tombera enfin : la faute à un balisage vraisemblablement clairsemé. D’où l’annulation des classements des deux courses au format réduit (4 et 9 kilomètres). D’où surtout l’arrêt de tout un peloton de bambins sur un poste de ravitaillement, alors que ceux-ci étaient engagés bien malgré eux sur le tracé de 15 kilomètres… « sans réserve d’eau », insistera une maman. D’où, enfin, des écarts de distance invraisemblables entre les concurrents d’un même tracé : « sur le parcours de 9 kilomètres, certains ont couru jusqu’à 14,6 km d’après leur GPS », pesteront les moins bien lotis. C’est donc uniquement sur le parcours-roi de 15 kilomètres qu’un classement a pu être établi… Non sans frisson. Car les hommes de tête avoueront, eux aussi, avoir longtemps cherché leur chemin, en début de course. « L’incertitude est un paramètre à toujours prendre en compte sur un trail », nuanceront les plus philosophes du peloton…

Classements

Dames
1. Bon Valérie 1h48’30, 2. Vartane Christina 1h51’35, 3. Debaene Celine 1h54’37, 4. David Ingrid 1h55’32, 5. Blanchon Christelle 1h56’07, 6. Ancey Carine 1h59’19, 7. Bergeot Anais 2h05’49, 8. Carpintero Laetitia 2h10’59, 9. Nicoli Dominique 2h11’21, 10. Auriche Amandine 2h12’13.

Messieurs
1. Benfodda Nordine 1h17’14, 2. Debaene Laurent 1h19’20, 3. Testet Thomas 1h19’53, 4. Gilquin Eric 1h22’24, 5. Biondo Paulo 1h25’38, 6. Lanceleur Ludovic 1h26’29, 7. Sierra Sebastien 1h31’03, 8. Iwa Dominique 1h31’50, 9. Mesnil Alexandre 1h32’11, 10. Charron Christophe 1h32’35.

Textes et photos Alban Colombel

 

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