Certificats Médicaux gratuits (LNC du 18/02/2010)

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LNC du 18/02/2010 : Certificats Médicaux gratuits

Le gouvernement a présenté hier un dispositif permettant aux jeunes de 21 ans et moins de bénéficier de la gratuité d’obtention du certificat médical de non contre-indication à la pratique sportive. Mise en place du procédé à partir de la rentrée, c’est-à-dire aujourd’hui.

La pratique sportive en milieu scolaire ou associatif a toujours nécessité de fournir un certificat médical de non contre-indication. Une contrainte, selon le gouvernement qui, en collaboration avec l’ASS, Agence sanitaire et sociale de Nouvelle-Calédonie et le CTOS, Comité territorial olympique et sportif, a décidé de faciliter l’accès aux terrains pour tous les jeunes, jusqu’à leurs 21 ans.
Ces derniers peuvent désormais jouir de la gratuité de la visite médicale permettant la délivrance du précieux document, non remboursé par l’assurance-maladie lorsqu’il est obtenu lors de la consultation de son médecin généraliste. Une enveloppe de 15 millions de francs a ainsi été débloquée par l’ASS pour financer la mise en place d’un dispositif simple. Un médecin, le docteur Jean-Marie Sabot, occupera désormais les locaux du CTOS et sera à disposition des établissements scolaires et des associations sportives sur l’ensemble du territoire pour ausculter les sportifs en herbe répondant aux critères du « public – cible », tels que définis par Philippe Dunoyer, membre du gouvernement en charge de la santé.
« Tous les jeunes de 5 à 21 ans pour qui le coût d’un certificat médical peut être un frein à la pratique sportive sont concernés, explique-t-il. Toutefois, ceux qui bénéficient de l’Aide médicale gratuite ne seront pas inclus dans le dispositif, cet avantage leur étant déjà acquis. Mais il n’y a pas de plafond, ni d’autre condition. »
Sous-entendu, les jeunes disposant de ressources financières confortables ne seront pas exclus… « Il y en aura toujours qui profiteront du système », continue Philippe Dunoyer.

« Le sport est un vecteur de lutte contre la sédentarité et l’obésité »

« Mais les établissements sur lesquels se déplacera en priorité le médecin seront ceux localisés dans des zones géographiques défavorisées », rassure Charles Cali, président du CTOS, évidemment concerné en premier lieu par une décision qui augmentera à coup sûr le nombre de licenciés parmi les ligues sportives du Caillou. « Même si ce n’est pas l’objectif premier, se défend-il. C’est le sport scolaire qui est visé en premier lieu, car l’idée est bien de promouvoir la pratique, rien que la pratique ». L’intention avouée des trois instances, en effet, est bien la promotion de la santé par le sport. « Plus qu’une prévention, il s’agit là d’ouvrir la pratique au plus grand nombre d’enfants possible, conclut Bernard Rouchon, directeur de l’ASS. Le sport est un vecteur de lutte contre la sédentarité et l’obésité, un réel souci pour notre territoire, fortement touché notamment par le diabète… » 9000 personnes en sont en effet officiellement atteintes, et l’on estime au double le nombre réel de malades.
S’il est envisagé de faire perdurer cette gratuité pour les années à venir, 2010 sera toutefois une année test. À la fin de celle-ci, un bilan définira les conditions de pérennisation du dispositif.

Plus de renseignements auprès du CTOS et de l’UNSS.

 

  Un ancien procédé modernisé 

Avant 1992, un système équivalent avait déjà été mis en place.
Le médecin du centre médico-sportif (CMS) de Magenta pouvait recevoir quiconque souhaitant pratiquer une activité sportive. Victime de son succès, le dispositif avait pris fin, causant une baisse considérable du nombre de licenciés l’année suivante.
Le nouveau mode de fonctionnement, s’il est moins avantageux que les précédentes pistes envisagées (gratuité pour les moins de 18 ans et prise en charge à 40 % pour les majeurs, lors des Etats Généraux du sport en novembre 2008, ou la gratuité pour tous, telle qu’évoquée par Jean-Claude Briault, chargé des sports au gouvernement, en décembre 2009), apporte en revanche le confort d’une visite médicale sur place par le médecin du CTOS, seule personne habilitée à délivrer gratuitement ce fameux sésame d’accès aux terrains de sport.

 

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