LNC du 21/02/2014 : Natation. L’édition de cette année pourrait être celle de tous les records

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Une traversée très relevée

La traversée Anse-Vata – Ile aux Canards en sera déjà à sa vingtième édition. Véritable fête de la natation, cette course permet de rassembler des nageurs de différents niveaux et spécialités sur une seule épreuve. Voici un tour d’horizon des potentiels favoris locaux.
 

Avec cette édition, les organisateurs espèrent battre le record de participation.

Quant à Jérôme Mallard (à droite), il aura du mal à conserver sa couronne face à de redoutables concurrents australiens.

 

La traversée Anse-Vata – Ile aux Canards (et retour) n’est certainement pas une course comme les autres. Chaque année, depuis vingt ans, elle draine un nombre très important de nageurs venus tenter l’aventure. Mais tous les concurrents ne vivent pas cette compétition de la même manière. Si les profils sont tous différents d’un nageur à un autre, on peut distinguer quand même deux grands groupes : ceux venus « pour la gagne » et ceux qui sont là pour le défi d’avoir pu se surpasser. La plupart des membres de cette dernière catégorie sont à aller chercher du côté des non-licenciés et des nageurs utilisant des palmes.

Premiers à prendre le départ, les non-licenciés peuvent, en théorie, se servir de cet avantage stratégique pour compenser le manque de compétitions et les entraînements assidus durant l’année. Même si Eric Lucini, le directeur de course, apporte un bémol à cette idée en soulignant que les concurrents amateurs « sont mieux préparés. Ils connaissent la période à laquelle la course va se dérouler et anticipent en fonction de cela. »

 

Stratégie. Jérôme Mallard, le lauréat de la précédente édition, est de ceux-là. A 46 ans, il nage à la baie des Citrons durant sa pause déjeuner « pour son équilibre et pour se faire plaisir. » Alors qu’il n’a aucun passé de nageur de compétition, il a quand même réussi à tenir la dragée haute aux spécialistes grâce à de bonnes dispositions naturelles. « J’ai une bonne glisse et aussi de l’endurance, assure-t-il. Et puis j’ai l’habitude de nager en mer, ça peut faire une différence. » Pour lui la stratégie de course va être claire : « je vais essayer de partir assez vite et de tenir le rythme, même si c’est plus difficile à mon âge. Et puis, aussi, garder le cap, c’est très important. » Mais la course est également une affaire de stratégie. Certains peuvent ainsi profiter de l’élan et des efforts de l’homme en tête pour économiser leurs forces. « Ce qui m’inquiète, confirme-t-il, c’est de ne pas trop « tirer » les autres avec mes efforts et de m’épuiser. »

Celui qui se définit comme un « vrai non-licencié » explique que, dans cette catégorie, « il y a à boire et à manger. » Par exemple, Thomas Chacun, ancien nageur de l’Olympique qui a participé aux Jeux du Pacifique de NC 2011 (sur 200 m papillon), en fera lui aussi partie et pourrait être un possible candidat à la victoire finale. « En partant sept minutes avant les élites, ça va être difficile pour eux de le rattraper », estime Eric Lucini.

 

Niveau. A un détail près cependant. Cette année, et pour la première fois, des nageurs australiens seront présents. Et c’est peu dire, qu’avec leurs références, ils feront figure d’épouvantail sur la course. Eliza Smith, Ridge Grimsey et Graeme Brewery font partie des meilleurs spécialistes en eau libre de leur pays et ne sont sans doute pas venus qu’en touristes. Gil Verlaguet, le conseiller technique de la ligue, résume alors le sentiment général, « avec les Australiens présents, ça va être chaud pour les locaux, départs anticipés ou pas. » Devant les offensives de nos voisins australiens, l’avance des autres nageurs pourrait alors fondre comme neige au soleil. Le jeune Jérémy Dufourmantelle, récent recordman de Nouvelle-Calédonie du 5 km (en piscine), estime lui aussi que la victoire va être compliquée à aller chercher et s’est déjà fixé pour objectif de « suivre les Australiens. » « Même si je suis en forme en ce moment, il devrait vraiment y avoir un autre niveau sur la course. Mais je suis content, ça va nous changer d’être confronté à des nageurs de l’extérieur. » Avec ces invités prestigieux, le record de l’épreuve pourrait être battu. Et, pour cette édition anniversaire, cela devrait être aussi le cas pour le nombre de participants, les inscriptions, initialement closes le 19 février, étant finalement prolongées jusqu’à aujourd’hui.

Les infos pratiques

Traversée Anse-Vata – Ile aux Canards, ce dimanche 23 février

Départ de l’Anse-Vata par catégorie :
8h00 : nageurs non-licenciés
8h05 : triathlètes
8h07 : licenciés
8h09 : palmes

Inscription : jusqu’à aujourd’hui, aux magasins Swym et Ozone et au Club de l’Olympique de Natation (piscine du Ouen Toro)

Tarif : 2 000 francs pour les licenciés et 2 500 francs pour les non-licenciés

Renseignements : 79 16 22 ou le 78 32 32
 

François Benito

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