LNC du 21/09/2020 : Même mal réveillés, Oswald Cochereau et Caroline Favier gagnent à Boulouparis

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Oswald Cochereau (au centre, t-shirt bleu et casquette de la même couleur, et chaussures rouges), ici au départ à 7 h 30 à l’hippodrome. Photo A.F.
Oswald Cochereau (au centre, t-shirt bleu et casquette de la même couleur, et chaussures rouges), ici au départ à 7 h 30 à l’hippodrome. Photo A.F.
TRAIL. Sur le grand parcours (20,5 km) samedi matin, Oswald Cochereau a été le plus rapide (1 h 36’05), devant Pascal Lenaff (1 h 37’45) et Victor Dehee (1 h 40’14). Premières filles : Caroline Favier (1 h 55’19), Alice Le Quentrec (2 h 02’20) et Laurence Conan (2 h 04’50).

Oswald Cochereau a reçu des amis vendredi soir. Le lendemain matin, le réveil a été difficile. Mais il en fallait décidément plus pour ne pas qu’il gagne. « J’avais prévu de ne pas courir seul », précise-t-il. Raison pour laquelle il était accompagné jusqu’au 15e kilomètre, avant de laisser dans le rétroviseur ses plus proches poursuivants. « J’ai géré ma course », dit encore Oswald (45 ans), qu’on retrouvera sur le raid de l’île des Pins (17 octobre) et la 4e étape du Grand Prix des raids du Nord (à Houaïlou le 24 octobre). « Avant cela, je me suis lancé un petit défi, c’est de faire, le 7 octobre, le championnat de Calédonie de 10 000 mètres sur piste. Même si je ne suis pas préparé pour, j’aimerais essayer d’aller jouer avec les pistards d’ici que sont Patrick Vernay et Bastien Rouzoul. Je ne serai pas favori », sourit le directeur adjoint du collège de Koutio.

Douche improvisée

Caroline Favier, à l’arrivée Photo A.F.

 

Caroline Favier (37 ans) n’a pas organisé de repas en début de week-end. Pour autant, comme Oswald elle a souffert samedi. « Je n’aime pas me lever tôt comme ça… » Et comme Oswald, elle a gagné, terminant largement première féminine.

« Dès l’échauffement, j’ai senti que je n’étais pas en grande forme. Aujourd’hui, j’étais un peu dans le dur », expliquait-elle après l’arrivée, essoufflée mais souriante. Moins d’un quart d’heure plus tard, « Caro » était en train de prendre une douche express (elle a l’équipement pour), devant son gros van noir (floqué au nom de sa société de coaching sportif) avec lequel, même mal réveillée, elle a fait la route samedi matin. Au bout du chemin l’attendait une nouvelle victoire : depuis un mois, elle a gagné le semi-marathon de Nouméa, le trail de la SNSM à Saint-Louis et la Mégarando. Que des épreuves où il fallait se lever de bonne heure. Prochaine étape : le X Terra, samedi.

Au sprint sur le petit parcours, Dubois devance… Dubois

Florent Dubois (à gauche) a fini juste derrière Anthony Dubois après 10,5 km de course. Photo A.F.

 

Au départ du tracé de 10,5 kilomètres, ils étaient 142. La course s’est gagnée en 54 minutes et 20 secondes, au sprint entre deux participants portant le même nom : Anthony Dubois a devancé de moins d’un mètre Florent Dubois. Ils ne s’étaient jamais rencontrés, alors forcément, en filant à toute vitesse vers l’arrivée ils ne savaient pas qu’ils étaient homonymes. Quelques minutes après la victoire du premier, ils n’étaient toujours pas au courant. Ce n’est qu’ensuite qu’ils ont compris. « Tu t’appelles Dubois ? Ah, c’est toi Florent ? », lança Anthony, qui avait déjà remarqué, dans les classements des autres courses cette année, qu’il n’était pas le seul Dubois.

Le point commun s’arrête là, les deux traileurs ne sont pas de la même famille. Anthony, 43 ans, est originaire de la côte Est. « Ponérihouen », précise-t-il, avec des ancêtres « bagnards » et des liens avec la Bretagne. Florent, 33 ans, vient, lui, du « Nord de la France ». S’il a manqué d’un peu de souffle sur la fin, c’est aussi parce qu’il s’est moins entraîné dernièrement. « Je me suis marié il y a deux semaines », dit-il, tout sourire, lui qui perdait du temps sur Anthony dans les montées avant de le rattraper dans les descentes et sur le plat. Jusqu’à ce sprint final… La 3e place est revenue à Yoann Weidig (56’18). Premières féminines : Marine Rieu (1 h 03’49), Manon Brasseur (1 h 08’50) et Maia Ponchet (1 h 09’37). A.F.

Marine Rieu, infirmière de 27 ans, a été la traileuse la plus rapide sur le 10,5 km. Photo A.F.


Les organisateurs, dont ici Ludovic Lanceleur (à vélo) et Serge Letocart, sont heureux de ce trail. Photo A.F.

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