LNC du 21/10/2014 : Trail. Raid de l’île des Pins

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Chamberland sans concurrence

Disputé sous une chaleur écrasante, le dernier raid de la saison a permis à Véronique Chamberland de s’offrir une belle victoire en solitaire.

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Chamberland a triomphé de la chaleur dans un cadre naturel magnifique.

Photo Karine Payen

 

Lorsque Valérie Bon a franchi ce week-end la ligne d’arrivée en deuxième position au bout d’une heure cinquante-deux minutes et vingt-sept secondes d’effort, Véronique Chamberland avait eu largement le temps de se restaurer, de se changer et pourquoi pas de se laisser aller à une petite sieste. Car la gagnante du jour était déjà là depuis près de dix minutes (1h42min46). Un écart colossal qui en dit long sur la différence de niveau qui régnait entre elle et ses adversaires. En l’absence des autres reines du trail, comme Suzanne Hirigoyen, Chamberland s’est littéralement baladée, terminant même huitième de la course hommes et femmes confondus. « J’ai couru à mon rythme, je sais comment prendre cette course, la chaleur m’a effectivement un peu gênée mais j’ai bien dosé l’effort pour finir en beauté et pas trop fatiguée. Cette course est un vrai bonheur » confie la championne.

 

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Chez les hommes, les grandes pointures du raid avaient presque toutes déserté la compétition. Des conditions qui ont permis un beau duel entre Stephan Rolletto et Bruno Fraile. « Dans la première montée je prends l’avantage sur Bruno, je passe en tête au pic Meunier, le groupe de poursuivant est loin derrière raconte Rolleto, le futur vainqueur. Puis J’ai essuyé un coup de chaud vers le pic N’Ga, Bruno m’est passé devant et malgré mes tentatives dans la descente, je ne parviens pas à le rattraper. » Les deux hommes de tête font le yoyo et finalement, à force de pugnacité, Stephan Roletto remonte son principal concurrent et le dépasse sur la plage de Kuto. Il s’envole vers une victoire en solo, sur la baie de Kanuméra après 1h32’52” de course. Derrière, Bruno Fraile, malgré l’énergie du désespoir, ne franchira la ligne d’arrivée que 33 secondes plus tard.

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