LNC du 22/04/2016 : La Transcal fêtera son 25e anniversaire à Poya

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La célèbre course par équipes organisée par l’association Défi Santé se déroulera cette année les 2 et 3 juillet. Au programme, deux jours d’épreuve et près de 65 km à parcourir autour de la tribu de Montfaoué.

L’année dernière, Leslie Nowicki, Sébastien Guesdon et Oswald Cochereau (de gauche à droite) ont remporté la Transcalédonienne.

L’année dernière, Leslie Nowicki, Sébastien Guesdon et Oswald Cochereau (de gauche à droite)
ont remporté la Transcalédonienne.

Photo Archives sport lnc

Des ruisseaux, des rivières, des bambous, des gaïacs. Comme chaque année, Lucien Dumas a eu fort à faire pour tracer la piste de la Transcalédonienne 2016 dans le cadre idyllique de la tribu de Montfaoué. « Depuis le 15 décembre, j’ai passé une semaine sur deux dans la chaîne, raconte le directeur de course, aidé notamment dans sa tâche par son adjoint Jean-Michel Gestas. Il faut parvenir à réaliser un parcours qui soit ni trop facile ni trop dur pour qu’il y en ait pour tous les goûts. Parfois, on a même créé des pistes qui n’existaient pas au sabre d’abattis. » C’est ainsi qu’est née la 25e édition de l’une des manifestations les plus populaires du Caillou.

 

Six courses en une

Cette année encore il y en aura pour tous les goûtsavec six catégories de courses, comme la Trans-Cool (12 km) pour les moins entraînés. Les plus rodés s’aligneront, eux, sur la Transcal-Mixte qui avait vu la victoire l’année dernière du trio Leslie Nowicki, Sébastien Guesdon et Oswald Cochereau. Cette fois les participants, où se mêleront sans doute des athlètes japonais, australiens ou néo-zélandais devront venir à bout de 37,039 km le premier jour et 26 km et 529 m le second. Avec des dénivelés de 1 903 m le 2 juillet, et 1 195 m le lendemain, toujours dans la région de Poya. Un lieu qui ne doit rien au hasard comme le confie Christian Perez, le président de l’association Défi Santé qui organise l’événement. « Pour cette édition particulière, on a cherché un lieu qui permettait de courir à la fois en province Nord et en province Sud. »

 

Santé et sécurité

Une fois le lieu trouvé, il a fallu pour le patron, aidé de tous ses bénévoles, négocier avec tous les propriétaires des lieux. Au total neuf mois de travail pour tout caler mais aussi pour faire de la prévention. « En 1992, la Transcal a été créée par Jeanne Hosken et Jean-Paul Grangeon pour faire une course pour promouvoir la santé à travers le sport, rappelle Christian Perez. Cette année encore nous avons passé trois mois à évoquer avec la population, notamment les jeunes, les maladies comme les infections sexuellement transmissibles ou le diabète, l’hygiène de vie, la protection de l’environnement ou encore la sécurité routière. » Un véritable sacerdoce pour le président qui passera la main à la fin de l’année (lire par ailleurs). Mais une implication indispensable pour que le moindre détail soit pris en compte, à commencer par la sécurité. « Sur ce point nous sommes sans doute l’épreuve sportive la plus en pointe, entre nos médecins, nos infirmières, la Croix Rouge, les hélicoptères, les ambulances et les liaisons radio. » Une organisation réglée au millimètre qui coûtera cette année à peu près 15 millions de francs.

 

*Les six courses sont la Transcal-Mixte, la Trans-Unisexe, Trans-Découverte, Trans-Juniors, Trans-Handisport et Trans-Cool.

 

865 participants

C’est le nombre de coureurs qui se sont alignés l’année dernière sur l’épreuve. Cette année, les organisateurs espèrent atteindre les 1 000 concurrents pour cette édition anniversaire. Les inscriptions seront ouvertes à partir du 17 mai au bureau de l’association Défi Santé, 3, rue Marcel- Kollen à Nouméa.

LE POINT DE VUE DE… Christian Perez, président de Défi Santé
« C’est ma dernière Transcal ! »

Les Nouvelles calédoniennes : Cette 25e édition a-t-elle une saveur particulière pour vous ?

Oui, car pour moi ce sera la dernière et j’espère qu’on fera le plein de participants. Je fais partie des bénévoles de l’organisation depuis les débuts. Je suis président depuis dix années, je pense que c’est le moment pour moi de passer la main.

 

Depuis trois ans vous annoncez votre départ pour finir par rempiler car vous ne trouvez pas de successeur. Vous l’avez trouvé ?

Non, et c’est ça qui m’attriste. Cette année j’ai 70 ans, j’ai quelques problèmes de santé et cette fois je ne continuerai pas même si la Transcal est comme mon bébé et c’est celui de beaucoup d’entre nous à l’association Défi Santé. Et j’espère qu’il ne va pas mourir.

 

Pourquoi est-ce si dur de vous succéder ?

Car c’est beaucoup de travail, et c’est du bénévolat. Il est important que ça le reste pour ne pas que l’argent devienne un problème. Je suis même prêt à accompagner celui qui voudrait prendre la suite.

 

Que garderez-vous de ces 25 ans au service de la Transcal ?

Plusieurs souvenirs restent gravés comme cette clameur qui s’est élevée dans la vallée alors que la course se déroulait pendant la finale de la Coupe du monde 1998. Ou ce chien est parti d’une tribu a parcouru les 30 km de l’épreuve avant de revenir seul en faisant le chemin retour. En me retournant sur ces années j’ai aussi une pensée pour les bénévoles qui ont fait partie de cette aventure et qui nous ont quittés.

Y.C.

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