LNC du 23/01/2014 : Mont-Dore. Idée de randonnée sportive pour les vacances

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A l’assaut du mont Goumba

 

Au départ de La Coulée, l’ascension du massif du Mont-Dore est assez physique. Une bonne partie de la balade est très raide, mais les paysages sublimes et les vues imprenables sur l’agglomération font oublier la lourdeur des jambes.
 

L’ascension du mont Goumba est raide donc assez sportive, mais les marches et le sentier en bon état permettent une balade agréable.

L’ascension du mont Goumba est raide donc assez sportive, mais les marches et le sentier
en bon état permettent une balade agréable.

Photo A.B.

 

Si vous habitez le Grand Nouméa, vous le voyez tous les jours. Mais êtes-vous déjà monté à son sommet ? Le mont Goumba, partie du Mont-Dore, est accessible par un sentier au départ de La Coulée. Attention, il ne s’agit pas de la randonnée du Mont-Dore d’une durée de cinq heures au départ du Vallon Dore et au niveau de difficulté assez élevé. Celle-ci est plus courte. Comptez environ deux heures d’ascension et une heure et demie de descente. Parfait pour une demi-journée d’aventure dans le maquis minier, où les épreuves ne manqueront pas. Le point de départ est situé sur la droite, juste après le centre commercial de La Coulée. Des farés, visibles de la route, y sont installés. Le démarrage sur un sentier aménagé avec des cailloux est assez aisé. On croit alors que ce mont Goumba va être facile à dompter. Petit excès d’optimisme, qui retombe très vite quand la pente s’accentue. Une dizaine de minutes après le début de la rando vous tomberez sur une grande piste. Si vous levez la tête, vous apercevrez la sculpture accrochée à flanc de colline. Ce croisement marque la première épreuve de la rando : « Par où aller ? » Le sentier est particulièrement mal indiqué. La « fiche rando » n’existe pas, il faut donc le faire à l’instinct. Une technique compliquée dans cette randonnée où pistes et sentiers se multiplient au fur et à mesure de la marche. Après un temps de réflexion, vous prendrez cette piste sur la droite et retomberez sur un sentier qui mène au sommet. Il est temps de se réhydrater, et de prendre quelques forces.

 

Raide. Une fois cette difficulté passée, vous arriverez sur un sentier ombragé en pente douce. Plusieurs centaines de mètres plus loin, la vue se dégage et les jambes commencent à peser lourd. Vous empruntez la montée finale vers le sommet du mont Goumba. Une pente très raide se dresse devant vous. Par grosse chaleur, vous suerez énormément. Des marches sont installées pour aider à la montée et surtout pour indiquer le chemin à travers les fourrés. C’est dur, mais l’ascension vaut le coup. Une fois au sommet, le paysage est impressionnant. Là, vous pouvez jouer à un petit jeu d’orientation. Trouver l’embouchure de la Coulée, l’église de la mission de Saint-Louis et les tours de Saint-Quentin en moins de trente secondes. En regardant à gauche, on reste bouche bée devant les montagnes du Grand Sud qui, par jour de beau temps, offrent un spectacle à couper le souffle.

 

Balises. La descente est assez technique. Attention de ne pas glisser, surtout si des précipitations ont eu lieu lors des jours précédents. Une fois tout en bas, deux options s’offrent à vous : faire un pique-nique sous les farés ou reprendre la voiture et aller boire et se rincer à la fontaine de Plum, trois kilomètres plus au sud. Si les aménagements ont été bien réalisés, le manque de balisage reste un problème important. Pour ce qui est du dépaysement que peut procurer une randonnée, il est excellent même si on peut émettre une petite réserve sur le bruit de la route en contrebas qui ne nous quitte pas. Les sportifs, eux, seront ravis : cette randonnée à la demi-journée est parfaite pour se maintenir en forme.

Des farés et une exposition pour mettre en valeur le mont

2013 fut une année riche pour le mont Goumba. Une exposition de land art y a été organisée. Cette œuvre a été réalisée par Florence Giuliani. Elle est la pièce centrale d’un projet artistique autour de la réhabilitation de sites miniers. Le mont Goumba avait été durement touché par le grand incendie de 2005, puis par un autre feu en 2011. Des opérations de reboisement se sont multipliées ces dernières années, notamment une revégétalisation publique en avril dernier, sous l’impulsion de la mairie et de l’association des Jardins de Bélep. L’année dernière, cinq farés ont été construits par la commune grâce à une subvention de l’industriel Vale. Deux boucles, l’une de 600 mètres, balisée en vert, et l’autre de 1,5 km, balisée en rouge ont également été aménagées même si le balisage est tombé en désuétude. Le sentier est toutefois en bon état, grâce aux rigoles qui permettent d’éviter le ruissellement de l’eau, ce qui l’abîmerait inévitablement.
 

Alexis Bédu

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