LNC du 24/03/2015 : Stand-up paddle. Première édition de la NBS Sup Race

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Deux patrons sur le lagon

Ce week-end, la NBS Sup Race a été le théâtre d’un mano a mano entre l’invité vedette Travis Grant et Titouan Puyo. Au final, l’Australien a eu le dessus mais le Cagou a livré une prestation plus qu’encourageante.

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En downwind ou en beach race, Titouan Puyo (à gauche en tee-shirt bleu) a montré qu’il était prêt pour sa future saison. Il a fait bien plus qu’inquiéter le top 5 mondial Travis Grant (photo de droite en gilet noir).

Photo Mbig

  • Samedi : downwind et frustration

Samedi, 11 heures. C’est sous un léger crachin et un vent désordonné que les concurrents de cette première NBS Sup Race se préparent. Au programme du jour, 10 km de ride entre l’anse Vata et le Kuendu Beach. Une downwind (longue distance) à laquelle 62 concurrents vont prendre part mais qui en réalité va se transformer en une battle entre deux hommes.

L’Australien Travis Grant, invité vedette de la course, top 5 mondial du Tour pro et Titouan Puyo, également pensionnaire du circuit international, local de l’étape et accessoirement champion du monde 2014. Dès le départ, les deux hommes vont prendre la tête des troupes.

On ne les reverra plus si ce n’est sur la ligne d’arrivée à Nouville. Hasard de la course ou mauvais timing des organisateurs, Travis Grant court en 14 pieds. Titouan Puyo, lui, sera en 12’6. Une différence technique qui ne fait pas tout tant le niveau des rideurs n’est pas comparable mais qui va quand même jouer son rôle dans cette traversée.

Dès la sortie du Rocher à la voile, la pluie est toujours au rendez-vous, le vent change sans cesse de direction et Grant est en tête. Fin stratège, il prend alors l’extérieur des côtes pour grappiller quelques vagues. Très bon glisseur, il accroît son avance sur Puyo grâce à la meilleure surface de glisse de sa planche. Le Cagou peine à suivre l’Australien. Rien n’y fait, Grant glisse vite, trop vite et plus longtemps.

Il va s’adjuger, en solo, mais un brin frustré, cette downwind. « Les conditions n’étaient pas au top c’est vrai mais j’ai eu de bonnes sensations, mais ce n’était pas très juste car Titouan a couru en 12’6. Le combat aurait peut-être été différent avec la même planche que moi. » Même son de cloche pour le Calédonien qui sort de l’eau, le sourire aux lèvres, mais avec un goût d’inachevé. « C’est le jeu. Je suis resté à l’intérieur, j’aurais dû aller au large. Avec une autre planche, ça n’aurait peut-être rien changé mais bon… Je vais tout lâcher demain (dimanche) pour aller le chercher » assume-t-il entre deux accolades à ses compères de course Muller, Anewy et Colmas qui finissent remontés comme des pendules leur course non loin de là.

 

  • Dimanche : on prend les mêmes et on recommence

Après une journée de pluie et de vent la veille, c’est sous un soleil de plomb et une pétole que les beach races (parcours sur l’eau avec trois passages sur la plage) ont envahi l’anse Vata hier matin. 12’6, 14’ et Dash for Cash (départ groupé et récompense au premier arrivé) au menu des rideurs. Comme la veille, la course s’est transformée en duel Grant-Puyo. Les deux champions, cette fois dans la même catégorie, ont livré un combat digne d’un Championnat du monde.

D’entrée de jeu, Puyo, revanchard, part comme une fusée. Passe la première bouée en tête. Grant, avec une meute de cagous en chasse pagaie entre les dents, ne lâche rien et le double à la seconde.

Les hommes ne sont plus l’un derrière l’autre mais côte à côte. Puyo le dépasse à la bouée suivante et le jeu du chat et de la souris se poursuit ainsi à chaque sortie de bouée et de passage sur la plage pendant 30 minutes de ride intense. Dans le dernier tour, l’expérience de Grant lui fait tenir bon.

Il est en tête malgré la détermination du Calédonien. Le « Titan » Puyo part alors à la poursuite du « Général » Grant. En vain. Le plus habitué aux grands rendez-vous des deux va faire la différence et s’adjuge l’épreuve grâce à une gestion de course idéale. « J’ai pris la tête à la dernière bouée du troisième tour. Ça a payé car j’ai fermé l’intérieur et Titouan n’est pas passé. J’ai essayé d’être au bon moment, au bon endroit. Ce n’était pas facile comme hier. Titouan a été impressionnant. Très rapide. Un super combat sur un super spot avec un public et des locaux formidables. Je reviendrai, c’est sûr ! » Puyo, lui, a une nouvelle fois montré qu’il fallait bien compter sur lui cette année sur le tour professionnel. « J’ai relancé sur les sections de plage et sur les bumps (bosse de vagues) mais ça n’a pas suffi. Je sais ce qu’il me reste à faire pour arriver au top comme lui. Il faut encore travailler ces détails. Mais il y a eu un vrai spectacle, avec les locaux qui ont un niveau qui monte vraiment. C’est ça qu’il faut retenir pour le futur. »

Mbig

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