Le tandem voit triple (LNC du 24/05/2010)

0
195

LNC du 24/05/2010 : Le tandem voit triple

Absent l’an passé mais vainqueur en 2007 et 2008, le duo Gaël Bonnace et Laurent Devaud a de nouveau remporté le Dogny, hier à Sarraméa. L’équipe confirme ainsi ses bonnes dispositions sur un parcours toujours aussi ardu, mais sous des conditions finalement moins dantesques qu’envisagé. Dans la catégorie mixte, Sabrina Rivière et Dominique Ecoiffier ont dégoûté leur monde en prenant la sixième place au scratch.

Le déluge à Nouméa, tôt dimanche matin, en a démotivé plus d’un, mais les 152 partants sur les deux courses – 8 et 21,5 kilomètres – ont finalement eu le nez creux en persistant malgré ces conditions météo peu ragoûtantes.

 

Le podium

1. Gaël Bonnace et Laurent Devaud, les 21,5 km en 2 heures, 36 minutes et 9 secondes, 2. Franck Santos et Paolo Biondo, à 1’15, 3. Steeven Gérard et David Esposito, à 4’29.

Première équipe mixte
Sabrina Rivière et Dominique Ecoiffier, en 3h08’14.

Première équipe féminine
Chantal Franscechini et Delphine Jonnard, en 4h09’35.
Les résultats complets dans le quotidien de mardi.

 

Car la brume s’est bel et bien levée et la pluie a cessé de tomber… Pas forcément au goût de Laurent Friant, semble-t-il. Car au même instant, soit peu de temps après l’entame de la redoutable ascension du plateau du Dogny, le tenant du titre et favori du jour aux côtés de Frédéric Letocart, a cruellement défailli et, dans l’incapacité de rivaliser avec les trois autres formations à suivre, Gaël Bonnace et Laurent Devaud, Franck Santos et Paolo Biondo, Steeven Gérard et David Esposito, la formation prenait la quatrième place. Leurs rivaux se sont donc livrés à une jolie bagarre pour la victoire finale, les premiers cités remportant la timbale à la faveur d’une tactique bien appliquée… « Il nous fallait trois minutes d’avance sur le plateau pour espérer la victoire, avouaient-ils à leur arrivée. Nous savions que notre point fort était la montée et qu’au contraire, on risquait de se faire reprendre dans une descente finale qui, elle, n’était clairement pas notre spécialité… »
Leur spécialité, finalement, ne serait-elle pas tout simplement le Dogny ? « J’ai déjà réussi mon année », savourait ainsi Devaud, évidemment ravi d’épingler un troisième succès à son palmarès, et ce sur les quatre dernières éditions. Malgré un parcours modifié chaque année, le duo semble imprenable sur ce traditionnel défi de la Pentecôte, malgré la ténacité de Paolo Biondo et Franck Santos.

Il nous fallait trois minutes d’avance sur le plateau.

« J’ai cru à la victoire jusqu’au bout car on nous annonçait que nous regagnions du terrain dans la descente », expliquait Santos, confirmant là les craintes du tandem vainqueur. Les deuxièmes du jour n’ont certes pas pu refaire tout le retard pris dans la montée, mais ont tout de même su se défaire du duo Esposito – Gérard, le jeune Steeven ayant accusé le coup après quinze kilomètres d’effort.
« Accuser le coup… » Un souci que Sabrina Rivière connaît bien, elle qui rappelait, la semaine précédente, sa difficulté à tenir la distance après de bons départs. Mais cette fois, la traileuse a tenu bon et s’est offert, en compagnie de Dominique Ecoiffier, la victoire dans la catégorie mixte, celle sur laquelle les compétitrices s’affichent le plus souvent.
Mieux, avec une sixième place au scratch, le duo, qui explique sa performance par « une parfaite entente entre nous – nous communiquions sans arrêt – et une bonne connaissance du terrain », n’a jamais souffert de la concurrence, ses dauphins, Leslie Nowicki et Jean-René Reb, en terminant plus de huit minutes après lui.
Prochain rendez-vous des trailers, le 6 juin pour le raid de l’Espoir.

Alban Colombel

 

Le chassé-croisé du calendrier

Alors que le Grand Prix du Nord inaugurait, voici dix jours, son nouveau calendrier, faisant débuter le championnat non plus au mois d’avril mais au mois de mai, il semblerait bien que le Dogny fasse le choix inverse dès l’an prochain… Et ce pour la même raison, paradoxalement.  C’est, en effet, les mauvaises conditions météo qui ont mené la province Nord à repousser le lancement de son épreuve, celle-ci arguant du fait que le mois d’avril est toujours plus pluvieux que celui de mai.

Les adieux du Dogny à la Pentecôte ?

« Mais nous, ce n’est pas la pluie qui nous gêne, justifie Christian Roche, directeur de course du Dogny. C’est plutôt le brouillard, qui compromet la sécurité des coureurs ainsi que la rapidité d’intervention des secouristes, le cas échéant. Et en ce qui nous concerne, ce phénomène de brouillard n’apparaît jamais, en avril à Sarraméa. » L’épreuve, organisée par le syndicat d’initiative de la commune, devra toutefois attendre la validation de ce projet par le bureau directeur de l’organisme pour entériner cette décision. Mais sa présidente, Suzanne Moglia, semble également prête à abandonner cette tradition qui était d’organiser la course sur le week-end de la Pentecôte. « D’autant que la nouvelle formule ne légitime plus d’organiser celle-ci sur un long week-end, continue Christian Roche. Cela fait cinq ans que le Dogny ne se court plus sur deux jours mais sur un seul. Et cela fait surtout treize ans, en quinze éditions, que les concurrents partent à l’assaut du plateau sous le brouillard… »

 


 

Échos du plateau

Le GR passera par le Dogny
Le GR1 de Nouvelle-Calédonie ne fait toujours que 107 kilomètres, de Prony au barrage de Dumbéa, mais on connaît la suite de l’itinéraire. Et sans surprise, le mythique Dogny en fera partie. La date de livraison du sentier, en revanche, se fait attendre.

Les absents ont toujours tort
Plus de quatre-vingts équipes inscrites, mais seulement soixante au départ. La faute aux conditions météo, bien évidemment. Celles-ci se sont pourtant améliorées peu après le départ, laissant aux coureurs un tracé certes boueux, mais surtout le plaisir de pouvoir évoluer par temps frais et sans pluie.

Forfait de Gérard et Bonnace
Le tandem Hugo Gérard et Jérôme Bonnace était annoncé parmi les équipes favorites, mais le premier cité s’est blessé la semaine dernière, d’où le forfait du binôme. Leur nom de famille reste cependant bien présent dans les hauteurs du classement : le frère de Jérôme, Gaël, a remporté l’édition, tandis que le fils d’Hugo, Steeven, s’y est classé troisième.

« Incontournable » pour la Transcal’
C’est par ce terme que le directeur de course, Christian Roche, définit tout l’intérêt du Dogny pour les postulants à la prochaine Transcalédonienne (premier week-end de juillet). Outre le fait qu’il s’agisse du premier trail en équipe de l’année, c’est surtout le caractère « de vrai trail » qui étaye son propos. « Le Dogny est dur, non seulement de par son profil – 21,5 km pour 1470 m de dénivellation positive -, mais aussi de par la rudesse du parcours, fait de boue et d’une ascension longue et ardue », assure l’organisateur…

Les trios se forment
… Et certains ont bien compris le message de Christian Roche. Bon nombre des concurrents de dimanche nous ont assurés de leur participation à la prochaine Transcal’. Ainsi, Gaël Bonnace espère bien pouvoir s’y présenter aux côtés de Laurence Conan et Jean-René Reb, Francine Baumann devrait y prendre part avec Gérard Dominici et René Mardjoeki. Laurence Humeau-Cochou, Stéphane Delande et Guillaume Dréau associeront leurs forces, tandis que le trio Paolo Biondo, Éric Gilquin et Franck Santos fera office d’équipe à battre sur la Trans’Unisexe. Participation plus incertaine pour Laurent Devaud, ou encore les lauréats de l’épreuve, Frédéric Letocart et Laurent Friant, de par le retrait, tout au long de cette année, de Stéphanie Reynaud.

 


 

Laisser un commentaire