LNC du 30/09/2019 : David Esposito en habitué sur la Pérignon

0
58
David Esposito, le visage radieux au moment de franchir la ligne en tête. Le coureur du VCC Mont-Dore n’avait pu faire mieux que 2e en 2017 et 2018.            Photo Waldemar de Laage

David Esposito, le visage radieux au moment de franchir la ligne en tête. Le coureur du VCC Mont-Dore n’avait pu faire mieux que 2e en 2017 et 2018. Photo Waldemar de LaageVTT.

A 46 ans le vétéran David Esposito a renoué avec le succès sur la Subaru-Pérignon, disputée hier matin sur 36 kilomètres au Parc de la Rivière bleue, dans le Grand Sud. Pourtant diminué à un mollet, il a relégué son premier poursuivant à plus de 2 minutes et 30 secondes.

Elle colle aux semelles, s’agrippe aux chaussettes et remonte même parfois jusqu’aux mollets. La terre rouge du parc provincial de la Rivière bleue en a vu de toutes les couleurs hier, quand près de 500 cyclistes l’ont réduite en poussière à chaque dérapage. Réunis pour la Pérignon 2019, ils ont profité d’une météo clémente, pour se mesurer sur les trois parcours proposés : deux circuits de randonnée (5 et 26 km) et l’épreuve majeure, une course de 36 km avec 500 m de dénivelé positif. A l’arrivée, David Esposito l’a emporté, en 1 heure, 40 minutes et 55 secondes, devant Patrick Masquelin (à 2’35 derrière) et Guillaume Dreau (à 3’25 du vainqueur).

Première course depuis sa blessure fin août

Si personne n’était réellement étonné en bord de piste, d’autant qu’il était cité parmi les grandissimes favoris, David Esposito s’est montré « assez surpris d’être devant ». Avant d’avoir le succès modeste : « Je pense que je bénéficie de la crevaison de Christophe Laurent à mi-course. A mon avis, il était plus fort aujourd’hui. C’est dommage pour lui et tant mieux pour moi, c’est la course. »

Tracé autour de la rivière bleue et de ses lieux emblématiques comme le pont Pérignon ou la forêt noyée, le parcours n’a pas effrayé David Esposito, qui a retenu « un mélange de tout, sans en avoir trop ».

« Il y avait un peu de technique, mais comme tout était assez sec, c’est finalement devenu roulant » a-t-il précisé. Le plus compliqué aura été finalement la gestion de l’effort et du corps. Car le lauréat du jour était surtout « content d’avoir participé » après avoir connu quelques pépins physiques ces derniers temps.

« Je suis venu parce que j’aime cette épreuve »

Les derniers kilomètres, tracés le long de la rivière. Photo Waldemar de Laage

« Je me suis déchiré le mollet sur la Mégarando (le 31 août), et je n’ai fait que quatre sorties ce mois-ci, il s’agit de ma première course depuis, j’ai repris pour être là. J’étais en gros manque de kilomètres, donc heureusement que j’ai terminé seul et qu’il n’y a pas eu de bagarre sur la fin, parce que je l’aurai payé », a-t-il reconnu. Cette victoire est la 7e du coureur du VCC Mont-Dore sur la Subaru-Pérignon. Mais depuis deux ans, il se contentait de la 2e place, battu par David Schavits en 2017 et Charly Fonrobert en 2018. « J’avais trouvé plus fort que moi ! De toute façon, avec mes 46 ans, c’est normal que ça arrive » s’amuse-t-il. Le vétéran a d’ailleurs prévu de se ménager dans les jours à venir : « Je suis venu parce que j’aime cette course, mais je n’aurai pas dû la faire, donc maintenant l’objectif va être de reposer mon mollet ». Prochain rendez-vous : les 6 heures de Déva le 20 octobre.


Le point de vue de Damien Boutellier, organisateur et directeur de course

« Il n’y a que David Esposito qui est surpris de sa victoire »

Directeur de course et organisateur depuis cette année, Damien Boutellier (Sport Santé Calédonie) n’a pas ménagé ses efforts pour faire de la Subaru-Pérignon 2019 une réussite. Installation d’une passerelle, balisage, repérage, vérification des vélos et multiples allées et venues tout au long du parcours, la liste est longue.

Celui qui a pris pour la première fois les rênes de l’organisation de cette course est donc apparu heureux et soulagé au moment où la majorité des concurrents avait franchi la ligne. « C’est que du bonheur. En tant que directeur de course, tant qu’il n’y a pas de gros pépin physique sur le parcours on est déjà très heureux… Et après avoir pris la température à l’arrivée, visiblement les gens sont contents. En tout cas les premières impressions sont excellentes » s’est-il réjoui, très satisfait des retours. A l’arrivée, chaque coureur semblait aussi ravi qu’exténué.

Mais pas de gros pépins à signaler, malgré « un petit peu de pluie sur une partie du parcours, au niveau de la Pourina qui nous a fait craindre les glissades mais sinon dans l’ensemble il y a un super soleil ».

Damien Boutellier n’a pas manqué d’avoir un petit mot pour David Esposito, vainqueur de la Pérignon et plutôt étonné de l’avoir emporté (voir ci-dessus). « Il n’y a que lui qui est surpris d’avoir gagné, tout le monde savait qu’il ferait une belle course même s’il avait annoncé qu’il venait en « mode tranquille ». On le connaît bien notre David. »

Globalement, Damien Boutellier retient « un bilan positif pour l’instant » et l’envie de « remettre ça l’année prochaine ». La Pérignon 2020 est donc déjà lancée et devrait avoir lieu « toujours aux alentours des mêmes dates, en espérant être encore plus nombreux ».

Repères

Classement hommes

1. David Esposito en 1 heure, 40 minutes et 55 secondes 2. Patrick Masquelin (1 h 43 min et 30 secondes) 3. Guillaume Dreau (1 h 44 min et 20 secondes)

Classement femmes

1. Sabrina Lelièvre (2 h 07 min et 17 secondes). 2. Sandrine Weiss (2 h 15 min et 7 secondes) 3. Jessica Bellenguez (2 h 26 min et 46 secondes)

Hommage

A l’arrivée, le vainqueur, David Esposito, a tenu à dédier son succès à ses parents, « qui traversent une période difficile ».

Retard

Le départ a été donné avec un peu de retard. En cause, selon Damien Boutellier, « un contrôle matériel précis qui a pris beaucoup de temps ».

Commentaires

Aucun commentaire pour l'instant