LNC du 30/01/2015 : Loisirs – La Rivière Bleue

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La rivière Bleue sans les clichés

A la rivière Bleue, chaleur rime avec davantage de visiteurs. Le parc provincial du Grand Sud connaît actuellement son pic de fréquentation. Mais il est encore victime d’idées reçues et d’anciennes vérités qui ne sont plus d’actualité.

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Le parc, qui entame sa vingt-cinquième année d’existence, est aussi fréquenté par les enfants inscrits aux camps de l’association Escal’aventure.

Photo Françoise Tromeur

La ruée est moins impressionnante que dans les trous d’eau gratuits de la Haute-Dumbéa. Mais à la rivière Bleue aussi, le nombre de visiteurs grimpe avec le thermomètre. Dimanche, le parc provincial à cheval sur Yaté et le Mont-Dore a reçu 101 voitures. « Cela représente environ 300 personnes, éclaire Joël Delafenêtre, chef du bureau des moyens généraux. Notre plus fort pic de fréquentation correspond aux jours de grandes vacances avec de la chaleur et du beau temps. Le dimanche d’avant, c’était 117 voitures, environ 350 personnes. Pour nous, cela représente beaucoup de monde. Le parking du pont Pérignon est rempli, la rivière Blanche est pleine de voitures, tous les bons coins sont pris… » Mercredi matin, même en semaine, les arrivées se succédaient à la guérite. Seulement, les idées reçues et les vérités périmées ont la vie dure. « On a été surpris. Ce n’est pas très loin, en fait, et la route est propre, alors qu’on nous a dit que c’était de la piste tout du long », remarquent Marie-Elisa Schutz et Romain Pohl, en Calédonie pour un court séjour. Et déterminés à profiter de tous les points d’eau disponibles.

 

Navette. L’accès au parc se situe à environ une heure de Nouméa, par une route bitumée en bon état général, malgré quelques nids-de-poule. Et bien sûr, nul besoin de vider son coffre au moment de payer l’entrée, les véhicules sont autorisés à l’intérieur du parc. « On nous avait dit qu’on ne pouvait pas entrer en voiture », expliquent Alain et Christine Martra, un couple de sexagénaires. Il faut par contre choisir un autre mode de transport pour rallier la rivière Bleue proprement dite. Suite au passage d’Erica en 2003, qui a fragilisé le pont Pérignon, elle ne se découvre qu’à pied, en VTT, en kayak ou à l’aide de la navette du parc. Celle-ci a fait son retour il y a quelques mois sous la forme d’un bus tout-terrain de 22 places. « On vient découvrir le bout de la rivière Bleue avec le bus et après, on va profiter de la rivière Blanche en voiture », annonce Jeanne Laakaupau, venue de Païta avec un adolescent et deux fillettes pour « se ressourcer » après un séjour sur la Gold Coast. « C’est super joli en VTT, plaide pour sa part Pauline Valesa. A chaque fois qu’on a des amis qui viennent de Métropole, on les amène ici. » Marc, Carole et Morgane Charrière sont quant à eux venus en repérage : « On se fait une petite randonnée d’environ une demi-heure, pour voir ce qu’on pourra faire une autre fois à vélo ou en kayak… »

 

Bivouac. On ne le sait pas toujours, mais il est possible de dormir sur place. Tui Falemaa arrive pour bivouaquer pendant trois jours en famille au Vieux refuge, avec pour objectif les cascades de la Haute rivière Bleue. Un havre de fraîcheur et d’air pur pour ses enfants, asthmatiques. « On vient six à dix fois par an, parce que le parc est sécurisé et qu’il y a du confort, même en bivouac, vante la Dumbéenne. Il faut juste respecter les règles. Et puis le personnel est vraiment aimable. C’est propre, et la faune et la flore, sont juste géniales ! » A noter que le bivouac devient possible au niveau de la mise à l’eau du Créa, d’où partent les balades au clair de lune en kayak. Depuis novembre, cinq tentes suspendues sont proposées à la location. Une épine dans la réputation du parc concernait sa tendance à garder barrière close au moindre épisode de fortes pluies. L’année 2013 a été marquée par une cinquantaine de fermetures exceptionnelles. Les temps semblent avoir changé. Sauf le lundi, qui reste le jour de fermeture hebdomadaire. Malgré les dernières inquiétudes en date, le niveau de l’eau dans les rivières et dans la forêt noyée est bel et bien suffisant pour pratiquer les activités nautiques. Mercredi, c’est sans encombre que les enfants en camp de vacances dans le parc se sont essayés au stand-up paddle.

Repères

En pratique
Le parc de la rivière Bleue, géré par la direction provinciale de l’environnement, est ouvert de 7 heures à 17 heures sauf le lundi, avec un horaire limite d’entrée à 14 heures. Il est joignable au 43 61 24. L’entrée coûte 400 francs en tarif plein, 200 francs en tarif réduit. L’entrée est gratuite pour les enfants de moins de 12 ans. Le ticket pour la navette qui dessert les sept arrêts de la partie rivière Bleue suit le même barème.

Quelques prestataires
Aventure Pulsion Kayak : location, sorties à la Forêt noyée dont les spéciales pleine lune. Tél : 26 27 48.
Sud Loisirs : location VTT et kayak . Tél : 77 81 43.
Escal’Aventure : camps pour enfants et ados . Tél : 78 65 80.
Caledonia Tours : tour-opérateur. Tél : 25 94 24 ou 78 68 38.
Toutazimut : tour-opérateur. Tél : 91 51 65.
Loisirs concept : tentes suspendues. Tél : 83 90 13.
H2O Odyssée : kayak et activités nautiques. Tél : 91 10 03.

Stars et bons plans
Le parc de la rivière Bleue a ses stars : le grand kaori, les cagous, la forêt noyée, le pont Pérignon, classé l’an dernier à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Il recèle une foule d’autres sites et curiosités à découvrir. Mais certains endroits sont moins connus et donc moins fréquentés. Pour piquer une tête loin de la foule, un agent suggère le trou d’eau « y’a pas de nom » côté rivière Bleue et sur la rivière Blanche, ainsi que la source « pétrifiante » du sentier Koureu Deni.

28 000

Le parc de la rivière Bleue a reçu en 2014 environ 28 000 visiteurs. Il fonctionne avec treize agents, qui compteront bientôt un nouveau renfort.

Françoise Tromeur

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