LNC du 30/03/2017 : Mickaël Leclercq repart en mission

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Trail. A 38 ans, le coureur sera l’un des favoris du 22 km du trail des Cagous, dimanche matin, au parc provincial de la rivière Bleue. Une course de préparation pour ce militaire, qui vise surtout les championnats d’Océanie, le 20 mai, à Païta.
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Militaire dans la vie, Mickaël Leclercq, ici lors de sa victoire au trail des Grandes Fougères à Farino l’an dernier, est un coureur confirmé sur le Caillou.

Militaire dans la vie, Mickaël Leclercq, ici lors de sa victoire au trail des Grandes Fougères à Farino l’an dernier, est un coureur confirmé sur le Caillou. Photo Archives LNC Sports
Noémie Lins

Réveil à 4 heures, déjeuner, entraînement, douche, caserne. Voilà un début de journée type pour Mickaël Leclercq, militaire de 38 ans. Entre sa vie de famille, son grade d’adjudant et sa passion pour le trail, le temps est compté.

Dès son arrivée sur le Caillou, il y a maintenant un an et demi, le trail est devenu, pour lui, plus qu’un simple loisir : une véritable recherche de performance. « A la base, je faisais ça en Métropole pour le plaisir. Je viens de Bayonne et la montagne m’a toujours attiré. Le trail était donc une étape obligatoire. »

Cela va faire une dizaine d’années qu’il parcourt les chemins accidentés et les pentes abruptes.

Efforts en pleine nature

Depuis sa rencontre avec Jean Berthet, son entraîneur, tout est devenu plus sérieux. « C’est vraiment depuis que je suis arrivé sur l’île que je me suis dit qu’il y avait des possibilités de faire quelque chose de bien. Je me suis licencié au club de l’ASPTT, à Nouméa, et c’est grâce à Jean que je galope mieux maintenant… »

Le trail, course nature, se développe de plus en plus à travers le monde. Pour certains, on doit ce succès grandissant au dépassement de soi, à pousser son corps toujours plus loin dans l’effort et la souffrance. Pour Mickaël, c’est plutôt l’aspect convivial qui prime.

« Les gens ne recherchent peut-être pas la performance chronométrique. Sur route, on est tout de suite évalué. En montagne, on ne peut pas chercher le chrono à chaque fois. Il y a tellement d’éléments qui viennent perturber la course… Il n’y a donc pas cette notion de temps et c’est pour ça que beaucoup de personnes se tournent vers le trail. »

Gérer la chaleur, gérer des efforts de près de dix heures, cette discipline sollicite les muscles et les articulations. Derrière, le repos est primordial. Malgré cette souffrance, Mickaël garde d’excellents souvenirs en mémoire.

Souffrance et souvenirs

« Je compare un trail à un livre. Il y a la préparation, puis cette course qui est super longue et, enfin, la récupération. Pour moi, c’est un peu une histoire complète, avec un début, un milieu et une fin. La ligne d’arrivée sur un ultra, c’est assez perturbant. Après, on se demande ce qu’on va faire. C’est enfin fini ! »

Avant de rentrer dans le sud-est de la Métropole au mois de juillet, sur ses terres d’origine, dans les Pyrénées, le militaire disputera, en guise de préparation, le trail des Cagous, au parc provincial de la rivière Bleue. Il ne sera donc pas aligné sur les 43 km, mais sur les 22 km. « Mon prochain objectif, ce sont les championnats d’Océanie qui auront lieu à Païta au mois de mai. Sinon, mon prochain trail long sera en Métropole en août, chez moi, dans les Pyrénées. » Avant de repartir, il y aura encore la 25e édition de la Transcal et ses traditionnels deux jours de course dans la Chaîne.

Départ des différentes courses du trail des Cagous à 7 h 30 dimanche au parc de la rivière Bleue : 6,9 ou 12 km (randonnée), 22 km ou 43 km (course). Classement par catégorie d’âge. Inscriptions closes.

Famille unie
Mickaël Leclerq est soutenu par son épouse et ses deux enfants. « Ils viennent toujours me voir en course, m’encourager. » A côté de ses entraînements quotidiens, le militaire prend aussi le temps d’aller trottiner en famille, faire des randonnées le week-end. « Mais chacun a son sport », explique-t-il, d’ailleurs un peu déçu que ses enfants n’aient pas suivi sa voie. « J’aurais aimé que ma fille fasse du trail, elle était performante en athlétisme mais elle s’est trouvé une passion pour la natation, et elle gaze bien. » Son fils, quant à lui, se passionne pour le rugby. Rien de plus normal quand on vient du Pays basque…

Repères

Conseils alimentaires
Une bonne gestion de son alimentation est l’une des clés de la réussite d’une course d’endurance. Dans un premier temps avant la course. A J-8, il est conseillé de diminuer les apports glucidiques (pain, pâtes, riz) et de les compenser par une légère augmentation des apports en protéines (viande, volaille, poisson, œufs) et en légumes. Juste avant la course, il faut consommer un repas digeste, terminé trois heures minimum avant le départ afin de débuter l’effort sans sensation de faim ni de lourdeur digestive. Il est également recommandé de bien s’hydrater et de boire en moyenne 1,5 litre d’eau par jour.

Ouvrir la porte de l’UTNC
Le 43 km du trail des Cagous sera l’occasion pour les Calédoniens et les coureurs étrangers de se qualifier pour l’Ultra Trail NC du 4 juin, dans les montagnes de Païta. « Il faut que les coureurs soient un minimum aguerris. On ne laisse pas la porte ouverte à n’importe qui pour courir 110 km », explique Daniel Bonnefis. Le but est de vérifier le niveau des coureurs. Terminer un trail permet également de gagner des points. Le trail des Cagous vaut 2 points alors que l’UTNC en vaut 5. Pour participer au trail le plus prestigieux, celui du Mont-Blanc, fin août et début septembre, il faut atteindre un total de 15 points sur les deux dernières saisons.

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