LNC du 31/01/2019 : Oswald Cochereau est de retour

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Hier, sur la promenade Pierre-Vernier, avant un footing de reprise avec « une bande de copains ». Photo F.L.

Hier, sur la promenade Pierre-Vernier, avant un footing de reprise avec « une bande de copains ». Photo F.L.TRAIL. Une figure bien connue du trail local refait son apparition : Oswald Cochereau est de retour en Calédonie et il faudra compter sur lui pour les quatre prochaines années.

Il se sait attendu. Après avoir dominé les compétitions de trail en Calédonie pendant quatre ans, entre 2013 et 2016, avec son pote Ludovic Lanceleur, Oswald Cochereau était parti pour la Martinique à l’aube de l’année 2017. Jeu des mutations dans l’Éducation nationale oblige.

L’enseignant spécialisé s’était retrouvé à superviser la partie éducative de la prison de Ducos… en Martinique. « C’est marrant, on retrouve les mêmes noms de quartier dans les îles : Ducos, Rivière Salée…» Une expérience professionnelle très appréciée mais avec, en parallèle, un cadre de vie qui peine à faire oublier le Caillou. « On est toujours en train de comparer alors qu’on ne devrait pas. Mais bon… »

Celui qui a atterri à La Tontouta il y a quelques jours reconnaît très vite que sa nouvelle vie martiniquaise n’a pas comblé toutes ses attentes : « On a vécu quatre années paradisiaques en Calédonie. Ici, c’est ce qui se fait de mieux en terme d’accueil et de partage. Là-bas, c’est plus compliqué. »

Mordu de course à pied, le traileur n’a pas eu beaucoup plus de chance sur le côté sportif. « Ça n’avait rien à voir. Les conditions d’entraînement, la dynamique… Il y a beaucoup moins de choses là-bas. » Avant d’ajouter à demi-mot avoir clairement ressenti qu’il n’était pas le bienvenu.

Du coup, d’un rythme d’entraînement quasi quotidien ici, Oswald Cochereau est passé à une cadence de « trois à quatre fois par semaine ». Il y a bien eu des victoires sur des formats plutôt courts, n’excédant jamais les 40 kilomètres.

« Je voulais m’essayer à de l’ultra mais les parcours sont vite boueux autour de la (montagne) Pelée, tu te retrouves à avancer à 6, voire 7 km/h de moyenne. Ce n’est plus de l’ultra, c’est de la grande randonnée. Moi, j’aime courir alors je suis resté sur du court. » Et puis une blessure au niveau de l’ischio-fessier, une tendinite, est venue le perturber il y a un an et continue toujours de le suivre. « Je ne sais pas si j’en suis sorti », confesse-t-il.

« Picorer les trails »

Alors, s’il se sait attendu pour son retour sur le territoire qui l’a vu être si performant, celui qui pèse maintenant 43 printemps veut calmer les ardeurs : « Les gens pensent que je suis le même mais je ne suis plus au même niveau. J’ai presque tout raflé ici, c’est vrai, et j’ai à cœur de bien faire. Mais si je veux être performant à mon âge, il faut que je la joue intelligemment. »

C’est donc une reprise « en douceur » qui se profile pour le nouveau directeur de la section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa) du collège de Koutio. D’autant qu’il s’agit de se réinstaller complètement avec bagages et famille, « tout racheter, de la petite cuillère à la voiture ». « Si je m’y remets à fond maintenant, je vais exploser », prévient Oswald Cochereau.

Et passé cette phase de transition ? « On verra comment le corps va répondre mais j’aimerais faire les raids du Nord, avec le challenge qui va débuter en avril si je ne me trompe pas. Pour l’Ultra-trail NC de juin, peut-être le format sur 70 km… Puis il y a les courses par équipes, c’est sympa à faire. Je vais picorer les trails (sourire). » Oui, c’est connu, l’appétit vient en mangeant et en voilà un qui a peut-être trop fait la diète.

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