L’Ultra trail de Nouvelle-Calédonie allonge la distance

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Ludovic Lanceleur, 2e l’an passé à Païta, ne sait pas s’il sera au départ à Plum dans six mois. Photo archives A.F.

Trail. Les deux premières éditions, essentiellement à Païta, avaient, chacune, tourné autour des 112 kilomètres. Le 3e UTNC, les 8 et 9 juin au Mont-Dore, dépassera cette fois les 130 bornes avec 6 200 mètres de dénivelé positif… L’organisation espère « plus de 200 coureurs ».

Le nombre de participants pourrait grimper « à 700 sur deux jours » si on ajoute les autres distances proposées : 30 et 70 kilomètres le samedi, 5 et 18 kilomètres le dimanche. Car en 2019, l’Ultra trail de Nouvelle-Calédonie (UTNC) et ses désormais 135 kilomètres seront intégrés à un événement plus large, le Festival des trails, géré par Daniel Bonnefis avec le soutien d’une centaine de bénévoles. « On aura peut-être aussi l’aide d’une quarantaine de militaires du Rimap. Ils sont intéressés », ajoute Daniel.

Le choix de passer à un Festival réunissant 5 courses, c’est pour « essayer de faire bouger les choses au niveau de l’international ». En clair : voir plus grand pour attirer de meilleurs traileurs. « L’an passé, on avait ouvert les inscriptions seulement un mois avant. » Résultat : environ 280 participants, dont la moitié sur les 112 kilomètres. « Cette fois, on a anticipé et on a aussi mis plus de moyens sur la communication. Pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande, les inscriptions sont possibles depuis le 1er octobre. On a déjà quatre enregistrements : un Japonais qui vit dans cette zone et trois Néo-Zélandais… »

En revanche, pas de Martin Kern, cet ingénieur expatrié en Nouvelle-Zélande et vainqueur de l’édition 2018 en 12 h 50’19. « Sa copine a terminé ses études, il rentre en France », confie Daniel.

Christophe Loubriat, plus rapide en 2017 en 15 h 11’37 et présent en spectateur l’an dernier, ne sera lui non plus pas sur la ligne de départ en juin. « Je serai en vacances hors de la Calédonie », précise-t-il.

Lanceleur en manque d’altitude à Lifou

Ludovic Lanceleur, professeur de cuisine occupé par un concours en 2017 puis 2e l’an passé en 13 h 24’35, ne sait pas s’il pourra défendre ses chances. « Je suis muté deux ans à Lifou, où l’altitude maximale c’est 104 mètres… Ça va être un peu plus compliqué pour se préparer, mais je vais essayer… En tout cas, j’ai bien noté la date ! »

Angélique Plaire, meilleure féminine en 2017 (8e en 17 h 03’05) puis en 2018 (6e en 15 h 48’22), a quant à elle confirmé sa présence.

Dans le peloton de tête, on pourrait également retrouver deux invités de marque, dont Daniel Bonnefis tient pour le moment à conserver l’anonymat… « Un Français qui a fini 13e » du dernier Ultra trail du Mont-Blanc « et un Japonais », concède-t-il à dévoiler.

Le Tahitien Yoann Mornet, 4e l’an passé en 15 h 30’58, et un journaliste japonais, Isomura Shinsuke, 7e en 15 h 57’35, pourraient également être de la partie. Temps maximum autorisé pour boucler les 135 kilomètres : 35 heures et 30 minutes. « Pour les meilleurs, la course devrait se gagner en 17 ou en 18 heures… »

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