Pour son édition 2018, la Transcal se délocalise dans le Grand Sud

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Les meilleurs traileurs du Caillou devraient une nouvelle fois répondre présent cette année. Photo Archives LNC Sport

Trail. À un mois du rendez-vous, elle se dévoile enfin. Après Déva, c’est au tour du Parc provincial de la Rivière Bleue d’accueillir la 27e édition de la Transcal Mobil le week-end des 7 et 8 juillet.

Les traileurs les plus aguerris du Caillou peuvent se targuer de connaître le Parc de la Rivière Bleue par cœur. Mais les organisateurs de la Transcal en sont certains : ils passeront par des endroits dont ils ignoraient jusqu’ici l’existence.

Lors des deux épreuves de la course reine de 57 km, certains tronçons ont en effet été réhabilités. « On a retrouvé des anciens sentiers. Le premier jour, pendant près de 10 km, les coureurs passeront dans des forêts denses magnifiques », raconte Jean-René Reb, l’un des quatre directeurs de course au côté de Didier Fabre, Frank Aïta et Eric Becker. Une équipe expérimentée puisqu’à eux quatre, ils comptent au moins 38 Transcal dont 8 victoires.

Pour l’occasion, une passerelle flottante de 35 mètres de long, utilisée lors de la course de VTT La Pérignon, sera installée à partir de ce week-end dans le but de traverser la rivière afin d’atteindre une zone restée très sauvage.

Un passage en bateau

Le premier jour, les traileurs s’élanceront pour 32 km de course environ pour 1 253 m de dénivelé positif, contre 27 km l’an passé. Une épreuve que les meilleurs devraient boucler en près de 4 heures et que les derniers pourraient terminer en 8 heures. « Il y aura deux belles montées. A un moment, il faut même s’accrocher aux branches pour grimper. Les sentiers sont petits et les coureurs devront passer en file indienne », expose Jean-René Reb, son téléphone, avec les tracés précisément dessinés sur une carte, à la main.

Un bien précieux que ce dernier ne compte pas dévoiler. « Si on la publie, les coureurs pourront aller s’entraîner sur place, ce n’est pas l’idée. Enfin, s’ils arrivent à retrouver les petits chemins, parce qu’on n’a pas encore eu le temps de tous les baliser. » Car depuis janvier, tous les week-ends ou presque, les bénévoles sont à pied d’œuvre pour déblayer le tracé. Afin de revenir jusqu’au village, dont le lieu n’a pas encore été déterminée, après avoir passé la ligne d’arrivée, les équipes de trois devront emprunter la rivière en bateau sur près de 500 m. Un moyen d’exploiter le plus possible les zones méconnues, sans que les participants aient besoin de revenir sur leurs pas pour rentrer chez eux.

Une deuxième étape plus roulante

Le dimanche matin, ils devront cette fois parcourir 25 km pour 1 297 m de dénivelé positif. « Il est complètement différent, présente Jean-René Reb. Le tracé est plus roulant, et à certains endroits, la végétation est beaucoup plus basse que le premier jour. » Les meilleurs devraient en effet terminer cette deuxième étape en 2 h 30. De quoi en prendre plein les jambes, mais également plein la vue. Les organisateurs de courses l’annoncent : « des vues magnifiques avec le lac sous toutes ses coutures. »


Savoir +

Inscription en ligne sur le site internet www.latranscal.com jusqu’au 27 juin. Un stand sera également présent au Salon du tourisme, qui se déroule ce week-end au Centre culturel Tjibaou de 9 heures à 19 heures samedi et jusqu’ à 16 heures dimanche, pour répondre à vos questions.

Leslie Nowicki et Ludovic Lanceleur défendront leur titre avec Franck Santos

Victorieux à Poya en 2016 au côté d’Oswald Cochereau, puis de nouveau à Bourail l’année suivante avec Mickaël Leclercq, Ludovic Lanceleur et Leslie Nowicki s’élanceront cette année sur les deux courses de la Transcal avec Franck Santos.

« D’habitude il la fait avec Damien Boutellier, mais il n’y participera pas, donc il nous a demandé s’il pouvait la faire avec nous », explique la féminine du trio. Un partenaire qu’elle connaît bien puisqu’ils étaient dans la même équipe en 2013. « On était avec un autre Ludovic, Furcy (sourire), se souvient Leslie Nowicki. On était super bien préparés, mais malheureusement ce dernier avait eu des crampes. On avait terminé 9e. » Car telle est la difficulté de cette course par équipe, dont la catégorie reine est la mixte. Gérer la forme de trois traileurs différents à l’occasion de deux épreuves qui se déroulent à un jour d’intervalle, et où la récupération est donc cruciale.

Plus souvent dans le rouge

« C’est aussi toute la beauté des courses en équipe. Il y a un véritable échange, pondère celle qui a remporté le X-Terra Caledonia, le week-end dernier. Il faut se dépasser pour les autres. Et quand l’un a un coup de mou, on est là pour lui. » Leslie Nowicki le reconnaît volontiers, les féminines sont forcément plus souvent dans le rouge que les hommes et revêtent ainsi une importance particulière dans l’équipe.

« Leslie est hyper forte. On va certainement la tracter un peu sur les parties roulantes, mais dans les côtes, elle monte aussi vite que les garçons », assure Ludovic Lanceleur, qui a déjà gagné quatre fois la Transcal.

Face à eux, on devrait logiquement retrouver l’équipe composée d’Angélique Plaire, de Yohan Samanich et de David Nenci, mais également Axelle Nardoux, Guillaume Boccas et Guillaume Castille, qui avaient terminé à la 2e place l’an passé.

Repères

En chiffres

4 courses

Comme lors de l’édition précédente, 4 épreuves seront proposées aux traileurs cette année. La Transcal, avec environ 32 km le samedi et 25 le dimanche, la Trans découverte et ses 25 km (départ le dimanche matin), la Transcool, de 12,5 km (départ samedi matin) et enfin la Trans santé de 5 km (dimanche matin). Cette dernière sera notamment accessible aux personnes à mobilité réduite.

Pour les enfants de 7 à 13 ans, plusieurs activités sportives et artistiques sont proposées gratuitement samedi et dimanche.

1 149

C’est le nombre de participants réunis l’an passé à Déva. Un record d’affluence que comptent bien battre cette année les organisateurs en visant les 1 500 personnes.

2 films

Le Festival de La Foa se délocalisera une nouvelle fois à l’occasion de la Transcal. Le samedi soir, un film sera diffusé sur écran géant sur le campement, puis un deuxième, destiné aux enfants, le dimanche matin.

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