Trail des Cagous pluvieux, mais trail heureux

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RAID. Des gouttes de pluie, mais surtout des sourires. Ils étaient un peu moins de 800 participants à avoir pris part à l’une des quatre courses, dimanche matin au parc de la Rivière bleue. Ludovic Lanceleur arrive premier du 40 km.

La course aurait presque pu débuter avec la célèbre bande-son des films Indiana Jones. C’est dans l’obscurité, à 5 h 05 du matin, que les quelque 200 participants de l’épreuve de 40 km ont démarré sous la pluie, dans la forêt, lampe collée au front. « C’était très sympa comme ambiance, raconte Guillaume Boccas, qui arrive 5e. Sans compter les premières lueurs du jour sur le lac, avec la brume. Magnifique. » Mais pas certain que les coureurs aient vraiment pu apprécier la vue autant qu’ils l’auraient désiré. Car avec la pluie, la terre rouge du parc de la Rivière bleue est rapidement devenue glissante, et c’est donc tête baissée que les traileurs ont occupé leurs quelques heures de course. « Ça monte, ça descend, il n’y a pas beaucoup de plat. Et avec la pluie, le parcours était très technique. Feuilles, boue, racines, il fallait sans cesse faire attention aux appuis, expose Franck Santos, qui termine sur la dernière marche du podium. À un moment, j’ai fait un vol plané en tapant sur une racine. » Pas de quoi empêcher Ludovic Lanceleur, absent l’an passé, d’imposer son rythme de croisière. En tête dès le début de la course, il passe les 15 premiers kilomètres aux côtés de Guillaume Boccas. Lorsque ce dernier lâche, Ludovic Lanceleur ne voit plus aucun concurrent à ses trousses. « J’ai un peu trop pris la confiance », assure- t-il. Car dans les quatre derniers kilomètres, il entend une forte respiration derrière lui. « Je ne le connaissais pas. Je lui ai demandé s’il était sur le trail de 22 km (rire).»

Préparation pour l’ultra-trail
Il s’agit de Gauthier Legrand, un Métropolitain sur le Caillou pour quelques mois. Ce dernier, habitué des ultra-trails, passe devant le Calédonien et reste en tête jusqu’à l’ultime kilomètre. « L’orgueil a emboîté le pas (rire), j’ai relancé la machine pour le rattraper », explique Ludovic Lanceleur. Dans l’une des dernières descentes, le Cagou se lâche et parvient à retrouver son adversaire pour finalement le devancer sur le plat. Il termine la course en 4 heures 18 minutes et 44 secondes, soit 1 minute et 31 secondes devant Gauthier Legrand. « Je ne m’attendais vraiment pas à arriver deuxième, expose ce dernier. J’ai repris l’entraînement il y a 2 semaines et demie. J’avais entendu parler de Ludovic Lanceleur à la radio, quand je l’ai vu devant, j’étais sûr que c’était lui. » Un duel qui pourrait peut-être avoir de nouveau lieu lors de l’ultra-trail qui se déroulera le 18 mai sur le Caillou. « Je dois repartir le 15 mai, mais je vais voir si c’est possible de modifier mon billet (sourire) », raconte Gauthier Legrand. L’occasion de prendre sa revanche sur Lanceleur ?

Comment avez-vous vécu votre course dans le parc de la rivière bleue?

Mathieu et Aline qui ont participé à la course de 7 km « On a crapahuté, on a glissé, on est passé dans des flaques d’eau, c’était une belle course (sourires). Le paysage était excellent ! On l’a fait tous les deux avec mon beau-fils pour nouer des liens. On s’est tenu la main presque tout le long. On a terminé au sprint, mais c’est lui qui est arrivé devant. C’était très convivial, beaucoup de familles ont participé à la course de 7 km. »

Guillaume Boccas cinquième du trail de 40 km « Cela faisait longtemps que je n’avais pas fait une course de 40 km avec l’objectif de la gagner, je m’étais bien préparé. Mais au 25e km, après la plus grosse côte du parcours, j’ai chopé des crampes. La totale ! Au mollet, puis à la cuisse et enfin au pied. Heureusement, j’ai croisé Franck Santos qui m’a filé de la Sporténine. Il m’a sauvé. Sans lui, j’aurais peut-être dû abandonner. »

Orlan Ayaden disqualifié sur le trail de 24 km « J’étais en tête lors des 6 premiers kilomètres, puis je me suis perdu. Je me suis retrouvé sur un autre parcours et l’organisation m’a redéposé en voiture sur la bonne route. Du coup j’étais dans les derniers et j’ai sprinté presque tout le long pour rattraper tout le monde. Les gens que je dépassais me demandaient ce que je faisais là (rire). Je suis arrivé en premier, mais je crois que je suis disqualifié. »

Main dans la main

Des duels, oui, mais aussi beaucoup de fair-play. Chez les féminines, Angélique Plaire, détentrice du titre, est arrivée main dans la main avec sa rivale et amie Leslie Nowicki. « Dans les derniers cinq kilomètres, aucune n’avait envie de se doubler, alors on a décidé de simplement arriver ensemble. C’est ça aussi le trail, c’est du partage », expose Angélique Plaire, qui boucle les 40 kilomètres en 4 heures 42 minutes et 39 secondes. Axelle Nardou, qui a longtemps été en tête avec les deux autres filles, arrive moins de quatre minutes derrière.

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