Xterra Caledonia : une surprise nommée Patrick Vernay

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Le triathlète Patrick Vernay a remporté le premier Xterra Caledonia samedi matin en 1 h 50’06. Photos T.M.

Trail. Le triathlète de 44 ans s’est adjugé la première place du Xterra Caledonia, samedi matin à Païta, coiffant au poteau les habitués de ce genre d’épreuve et les étrangers venus proposer une concurrence de qualité.

C’est un athlète que l’on est habitué à retrouver sur les podiums calédoniens, mais pas vraiment sur ceux des trails. Et pour preuve, la dernière participation de Patrick Vernay à une épreuve de ce type remonte à près de dix ans… et ses victoires lors des raids interurbains de Nouméa en 2008 et 2009. Mais courir, l’homme de fer sait faire.

Si les passages un peu plus techniques l’ont obligé à ralentir la cadence, les longues portions roulantes de cette première édition du Xterra Caledonia lui ont permis de rattraper son retard sur les traileurs. Une victoire qui en a surpris plus d’un, y compris lui-même.

« Honnêtement je pensais que les premiers allaient être loin devant, sourit le sportif. En fait, je suis venu en famille. Ma femme voulait courir le 7 kilomètres et mes enfants étaient inscrits sur le parcours de 1 kilomètre. Alors j’en ai profité pour prendre le départ du 22 kilomètres. »

Avec des chaussures pour le triathlon

Pas d’entraînement spécifique donc pour le triathlète, qui a d’ailleurs affronté les montées abruptes et les raides descentes du tracé de Païta avec les chaussures qu’il utilise habituellement pour l’épreuve combinée. « Je fais des bosses à chaque fois que je cours. Mais les moments techniques étaient vraiment compliqués. J’ai dû prendre des risques, je suis même tombé et je me suis pris un arbre (rire). »

Si Patrick Vernay termine avec près d’une minute d’avance sur l’Australien Caine Warburton, et plus de quatre devant le Vanuatais Philip Nausien, il n’a pas toujours tenu en main les rênes de la course.

Parti comme une flèche, il a profité du plat relatif des 7 premiers kilomètres pour creuser l’écart avec le reste des 199 participants. Mais dès l’attaque de la première grosse bosse et de ses 168 mètres de dénivelé positif, les traileurs étrangers le rattrapent. Au deuxième point de contrôle, le Vanuatais a une minute d’avance sur Vernay, qui se retrouve à la hauteur de l’Australien.

Voir un peu de paysages

Par contre, lors de la deuxième grande et longue montée du parcours, le Vanuatais réduit l’allure.

« On s’est longtemps suivi avec Patrick (Vernay, NDLR). Je passais devant dans les montées, puis il me dépassait de nouveau dans les descentes », expose Caine Warburton qui, blessé à une cheville, n’a pas pu exploiter son plein potentiel. Dans les derniers kilomètres, tous en descente, le triathlète met les bouchées doubles et part seul devant pour finir la course en 1 h 50’06.

Une expérience qu’a appréciée Patrick Vernay. « C’est sympa de voir un peu de paysages. Les triathlons, c’est souvent la même chose, raconte le multiple médaillé sur compétition Ironman. Cela m’a donné envie de faire un peu plus de trails. » Les raideurs du Caillou n’ont qu’à bien se tenir.


Savoir +

Retrouvez les résultats complets des trois courses dans votre édition de demain, mardi.

Nowicki seule devant chez les féminines

Les autres femmes de l’épreuve, la traileuse ne les aura pas aperçu une seule fois sur les 22 kilomètres. Regard droit devant, Leslie Nowicki a passé l’ensemble de la course en tête sans jamais être inquiétée. « Je ne regarde jamais derrière moi. Le but c’est de me dépasser moi-même, pas les autres. Je n’essaie jamais de suivre personne », confie la Cagoue, qui a terminé la course à la 8e place du classement général après 2 h 02’03 d’effort.

De son côté, ce n’est que sept minutes plus tard que son habituelle rivale Angélique Plaire a passé la ligne d’arrivée. Les jambes lourdes après deux ultra trails de plus de 110 kilomètres en moins d’un mois, dont l’UTNC le week-end dernier à Païta, la coureuse de 28 ans a tout de même réussi à devancer l’Australienne Emma Kraft.

Cette dernière termine sur la dernière marche du podium, deux minutes plus tard. « La course s’est mieux passée que prévu pour moi, même si je sentais que je manquais de jus, raconte Plaire, que l’on surnomme Angie. J’ai dû marcher sur la dernière montée alors que normalement j’aurais pu trottiner. »

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